Une bouffée d’air, de second degré et de fous rires n’a jamais fait de mal à personne. Et quand elle vient de la blogosphère, ce petit monde où tout le monde se regarde le nombril* et se chamaille comme dans une cours de récré , ça vaut le coup de le mentionner…
Tout est parti d’une connerie. Comme toujours me direz-vous. Un beau matin, le sarcastique mais toujours drôle M1 lâche la bombe sur Twitter : la belle Kenza, modasse parisienne influente de son état, s’est fendue d’un ‘point presse’ en vidéo destiné à rassurer ses fans quant à la continuité de son blog. Si vous ne l’avez pas encore vu, ça se passe par ici.
Rires et déconnades et tout ce qu’il faut…
Une connerie en amenant une autre, M1, Bérengère la dérangée, Bonnie Parcoeur et moi-même nous mettons en tête de lancer un défi à notre chèèèèère LABM, docteur ès vidéo délirantes et parodies haut de gamme des pythies blogosphériques de la mode.
Dans la foulée, une page Fessebouc se crée pour exhorter notre Blogueuse Mode à relever le défi.
80 supporters et quelques week-ends plus tard, LABM est beau joueur et s’exécute…
Le voici donc au sommet de son art (LOL inside – SFW) :
On applaudit l’artiste s’il vous plaît !
*Commencez pas à gueuler, je sais bien que je ne vaux pas mieux, hein !
Après 5 ans d’existence, 2 démos, 1 EP et presque une centaine de concerts, le trio arlonais (BE) de The Straws sort son 1er album, « Red Wine & Canapés ». Un vrai album, dans une belle boîte en plastique frappée d’un merveilleux logo Universal sur l’arrière. Fantastique me direz-vous mais qu’en est-il à l’écoute du machin ?
D’abord, pour vous situer l’affaire, c’est un groupe que j’ai vu en live plus que mon compte. Paraîtrait que nul n’est prophète en son pays mais moi j’aime bien soutenir les groupes locaux. Voilà, c’est dit. Ce qui frappe dans les concerts du trio, c’est d’abord son sens aigu de la mélodie catchy. J’ai plusieurs fois entendu des gens réclamer des morceaux en fredonnant les refrains, CQFD. Ajoutez à cela un batteur qui frappe sur ses fûts comme un taureau enragé, un chanteur charismatique, avec un je-ne-sais-quoi de Liam Gallagher et de Billy Joe Armstrong, et un bassiste au jeu toujours intéressant et à la présence forte, qui fait véritablement rebondir les morceaux sur ses 4 cordes.
Bon, ceci étant dit, passons à l’album en lui-même.
Pour être parfaitement honnête (pas taper les gars, pas taper !), j’ai été très surprise à la 1ère écoute de ce « Red Wine and Canapés ». Moi qui les connais presque par coeur, je ne les ai simplement pas reconnus. Comme s’ils avaient été enregistrés par quelqu’un qui était totalement passé à côté de l’essence du groupe, sans vraiment comprendre ni mettre en avant ce qui fait la force du trio.
Certes, la voix du chanteur est belle et tout ce qu’on veut… mais était-il vraiment nécessaire de la quintupler systématiquement ? L’effet choral, c’est bien joli mais au bout de 4 morceaux, ça use !
De même, l’énergie insufflée par la batterie est adoucie, calmée, les morceaux ont l’air plus lents, poussifs parfois. Et c’est vraiment dommage, parce qu’en live c’est un groupe très dynamique.
Chose qui me brise le coeur, la basse semble reléguée à l’arrière plan des morceaux alors qu’une des grandes particularités du groupe est d’avoir un bassiste assez mis en avant. Au lieu de jouer le rôle de « charnière » du groupe et de faire rouler les morceaux, la basse n’est plus qu’un ornement pour les guitares surdosées.
Alors, l’ensemble n’est pas merdique, hein ! (Revenez !) Je pense même que pour quelqu’un qui n’a pas mon expérience du groupe (comment ça je me la pète ?!) l’album peut même sonner très bien. Les mélodies accrocheuses et les refrains qui se retiennent en 5 secondes sont bien sûr toujours là (et heureusement !). Mais pour moi, décidément, ces mélodies radiophoniques trop trafiquées, sonnant parfois comme du Green Day meets Nerf Herder, ce n’est pas The Straws. C’est un bonbon aux édulcorants alors que je m’attendais à un sucre d’orge saturé en bon vieux glucose.
Il n’empêche que je serai tout de même au premier rang pour les applaudir lors de leur release party qui aura lieu le 2 octobre à l’Entrepôt d’Arlon (si après la lecture de ce post, ils ne m’ont pas blacklistée à vie de leurs concerts…)
Parce que ce soir-là, quand ce sera juste eux, leurs instruments et leur énergie, je sais que je vais l’avoir mon putain de sucre d’orge !
Quelques extraits, histoire que vous puissiez vous faire votre propre avis :
Aujourd’hui 12h30, soit 4 jours après le coup d’envoi des soldes (oué, on est en avance à Luxembourg), je décide de braver la chaleur quasi tropicale pour aller dépenser mon argent durement gagné dans les boutiques du centre ville.
A mi-chemin, je commence déjà à regretter mon aventure : mes lunettes de soleil glissent sur mon nez, transformé en truffe humide de labrador par le soleil de midi. Glamour, toujours !
Arrêt chez H&M : des hordes de lycéennes, les bras chargés de débardeurs dos nus aux imprimés pseudo africains, se pressent aux caisses. Ca sent la sueur, le pied et le déodorant 48h anti-repousse du poil. J’en ai la nausée mais faut dire que j’ai pas encore mangé.
Passage chez Zara : les working girls ont investi la partie gauche du magasin, celle des robes en lin et des hauts en soie à -20%, laissant la partie droite, non soldée elle, vide de toute fashionista en quête de it-pièce. Les fringues sont sales, déchirées, les chaussures souvent en exemplaire unique, sans lacet ou avec des brides arrachées pour les plus malheureuses des sandales. Je me casse de cet enfer.
Détour chez Kookaï : la boutique est minuscule et bondée. La porte d’entrée est grande ouverte et la chaleur en profite pour envahir généreusement l’espace. Trop cool. Une dizaine de greluches font la queue bien sagement devant les cabines. J’admets être un peu impressionnée. Au hasard d’un portant, je tombe nez à nez avec une petite merveille : un perfecto en cuir, bardé de fermetures éclair. Plus classe, tu meurs. En l’espace d’une seconde, je m’imagine déjà faire ma vie avec : avec un jean destroy, une robe légère, pour les balades en moto… Bref, je le veux. La seconde d’après, je considère les 32° ambiants et l’impossibilité pure et simple d’essayer ce très saint Graal, tout merveilleux qu’il soit. Enfiler un perfecto en cuir par cette chaleur, ça va pas la tête ?!
Je rentre au bureau bredouille, en me disant que le chemin vers le grade de fashionista est encore long et semé d’embûches. Une sorte de Highway to Hell en quelque sorte, sur laquelle mon GPS mode aurait oublié de m’indiquer la bonne sortie.
Mais je ne pense pas que je vais faire demi tour dès que possible…
Samedi, j’ai bu du mojito dégueulasse. Tellement sucré que j’avais l’impression que mon sang devenait un peu plus du sirop de glucose à chaque gorgée. Et puis pas assez frais avec ça. Vraiment dégueulasse.
Dimanche, entre les averses, je suis allée me faire balader sur la moto de mon cher et tendre. J’aime bien ça. Le vent qui me fouette la gueule et les paysages qui défilent. En plus, je peux sortir mon bon vieux look de badass, à grand renfort de perfecto, Rayban noires et de bottines cloutées. Ca, j’aime vraiment bien.
Hier soir, les Them Crooked Vultures étaient en concert à un jet de pierre de chez moi et j’ai même pas pu y aller. Parce que le lundi soir, je travaille moi madame. Il y a UN putain de soir où je bosse et il a fallu que Josh Homme choisisse celui-là. Le fils de chacal. M’en fous, on se reverra lui et moi. Mais en août et à des lieues de chez moi, au Pukkelpop, si d’ici là mes compatriotes d’expression flamande me laissent toujours un libre accès à leurs terres. Hahaha.
Aujourd’hui, je suis sortie du bureau pile au moment où il s’est mis à pleuvoir à seaux. Et si dans les films l’héroïne trempée par la pluie, les cheveux dégoulinants et le t-shirt plaqué sur son 95C c’est sexy, ben… dans la vraie vie, en fait pas du tout. Mon jean s’est mis à peser 8 kilos, mes cheveux à ressembler au poil d’un caniche échappé du salon de toilettage et mes baskets en toile se sont transformées en mini piscines pour pieds. Je crois que me faire tatouer « loser » sur le front aurait eu le même genre d’effet.
Ajoutez à cela que dimanche, c’est vote obligatoire pour tout le monde. Encore que je considère avec une ardeur non dissimulée la possibilité de rester dans le fond de mon lit et de payer l’amende qui va avec ce genre de comportement incivique.
Pays de cinglés, météo de merde, vie trépidante…
Parfois je me demande où j’ai rangé la corde pour me pendre.
Les guilty pleasures, ou plaisirs coupables pour les plus francophiles. Nuchenuche en parlait récemment (et fort bien, comme d’habitude. Allez la lire si ce n’est pas déjà fait).
Comme tout le monde, des guilty pleasures, j’en ai plein. Rassure-toi, lecteur aimé, je t’épargne leur liste exhaustive pour m’attarder sur un seul.
(C’est dur les aveux, bordel…)
J’ai un secret crush (enfin, not-so-secret pour certains/-es) sur Marilyn Manson. J’aime bien sa voix, ses tenues (ses chapeaux par dessus tout), ses clips, ses textes, ses toiles et je vous passe la suite. Tempérons cependant l’affaire : mon fanatisme se limite à la première moitié de sa discographie, de Portait of an American Family à Holy Wood. Après ça, il a sérieusement dérapé et fait de la daube, mais passons.
Son autobiographie (sortie en 99, ça ne nous rajeunit pas), The Long Hard Road out of Hell, se lit comme un roman. C’est bien écrit, à la fois dérangeant et drôle.
Sur cet aveu, je vous laisse avec une phrase du Révérend que j’aime particulièrement :
« Stop worrying about trying to fit into the status quo of what is beautiful and what is politically correct. Believe in yourself and stick to what’s right. If you want to be like me, then be like yourself. »
(from W, September 1, 2006 issue)
Aquarelle « Harlequin Jack and The Absinthe Bunny » de Marilyn Manson (actuellement aux mains de ce gros idiot de Jack Osbourne). Pour en voir d’autres…
Il est des jours où les voies du destin, qui jusqu’ici demeuraient masquées par un voile opaque de doutes, se matérialisent soudainement devant tes yeux mi-ébahis mi réjouis. L’avenir t’apparaît alors avec une clarté si brillante qu’elle te brûle les yeux et tu demeures ébaubi devant la puissance de ta propre destinée. Tes questionnements existentiels sont dissipés devant tant de vérité.
Cette révélation, fugace mais ô combien profonde, change ta vision du monde et de toi-même. Tu as été illuminé. Si je croyais en un dieu, je dirais que c’est comme si tu avais senti son souffle effleurer ta nuque.
Sois attentif, lecteur aimé. Les confidences du destin choisissent des voies parfois bien peu orthodoxes pour s’imposer à ta conscience.
Un exemple simple : moi (pour parler de ce que je connais le mieux). Souvent je m’interroge sur mon avenir : qu’est-ce que je pourrais bien faire ? Et si j’essayais dompteur de lions / consultante en image / marchande de glaces ? Et si j’ouvrais ma propre boutique ? Et si je devenais l’assistante personnelle de Jason Lee ? Bref.
Aujourd’hui, grâce à Youtube, je sais ce que je veux faire. Le projet de ma vie s’est matérialisé devant moi.
Je vais ouvrir un club spécialisé dans le pole dance. Je l’appellerai peut-être le Club Chubby. Je n’ai pas encore décidé. Mais ce qui est sûr, c’est que j’aurai une équipe de bombasses du genre de celles de la vidéo. Et j’aurai, en face de la scène où mes beautés pole-danceront, un énorme fauteuil en velours, style Louis XVI. Et je les regarderai danser pendant des heures, les yeux remplis d’émerveillement comme un gosse à Disneyland. La vie, quoi.
Sérieux, en 3 minutes, je crois que je suis tombée amoureuse 10 fois. Où sont mes billets de 100 dollars que je leur en glisse quelques uns dans le soutif ?
PS : Oui, les meufs trop bonnes font des démonstrations de souplesse et de force autour d’un poteau chromé, moi ça me fait faire des intros d’articles dans lesquelles je me prends pour Gide. Au deuxième paragraphe, j’ai failli t’appeler Nathanael, lecteur chéri. C’est dire…
Les enfants, c’est pas trop mon truc. Comprenons-nous bien, je ne leur lance pas des pierres, je ne leur vole pas leurs bonbons et je ne leur tire pas les cheveux. Mais je ne m’extasie pas sur les marmots, je trouve généralement les bébés laids et la gagatisation des filles en présence des moins de 5 ans me file la gerbe. Aussi, je ne suis pas de celles qui voient leur vie avec deux enfants (un labrador et un monospace. Argh ! Tuez-moi !)
Bon, je ne m’étends pas plus, vous avez capté le truc.
Il y a 8 mois ça, j’ai rencontré cette fille. La petite trentaine, jolie, intelligente, drôle, sympa et aussi mariée et maman d’une petite fille. A première vue, on n’avait pas grand chose en commun. Mais en grattant un peu, si. Carrément. De délires en bêtises, elle m’a annoncé qu’elle n’était pas toute seule, pas dans sa tête (encore que…) mais dans son bide. Là, j’ai eu un peu peur : ma nouvelle pote allait se transformer en une dingo de l’utérus ? Puis en fait non, jamais elle ne m’a bassinée avec l’état de son système digestif, les mouvements de son foetus ou d’autres trucs dingos de nanas enceintes.
Le plus drôle dans cette histoire, c’est qu’elle est la seule personne au monde que je n’ai jamais connue qu’enceinte. Au fur et à mesure qu’elle prenait du bide, on est devenues proches. Fille ou garçon, elle n’a pas voulu le savoir. C’est joli, non ? Être heureux, juste comme ça, et vouloir se garder les surprises de la vie.
Bref, tout ça pour dire que l’attente touche à sa fin : aujourd’hui, demain, après-demain… Ce n’est plus qu’une question de jours.
Et le pire, c’est que je suis toute nerveuse et impatiente pour elle.
Oué, oué, vous pouvez rire, moi-même je m’étonne de ma cuculterie pour le coup. Mais que voulez-vous…
Et pour la peine, je vous en remets une couche de corny avec ça :
Bah quoi ?! Tout le monde aime les bébés chats !
(La prochaine fois, je vous mets une blondasse à oilpé c’est promis.)
Au cas où vous vous le demanderiez, oui c’était bien et oui je suis dégoûtée d’être rentrée. Si vous voulez vraiment tout savoir, j’ai bouffé les meilleures tomates de ma vie là-bas. Le genre de tomates qui me feraient envoyer ma démission à mes boss, faire mes valises et m’installer définitivement à Nice-beach avec mon mec et mon chat. Oué, carrément. Vous pouvez pas comprendre avant d’en avoir croqué une. J’en salive devant mon écran… Haaaan, la déprime me guette.
(La seule chose qui me console c’est : London – J-17 – Fuck yeaaaaah !)
PS : Les photos sont nazes, je sais. Elles ont été prises par mon téléphone et moi, ceci expliquant cela.
Un matin enneigé de janvier, il y a de ça une paire de décennies et le reste, j’ai vu le jour en Belgique. En province du Luxembourg, pour être précise. Oui, oui, cette province qui tout en étant la plus vaste du royaume est aussi la moins peuplée. Celle qui compte des bois et des vaches sans nombre. Une contradiction faite province dans un pays qui se place devant le Japon en termes de densité de population.
Quand on va à l’école en province du Luxembourg, on a le choix comme deuxième langue entre l’allemand et l’anglais. Le néerlandais vient qu’après et compte peu de disciples. Faut nous comprendre, on est si loin de Knokke-le-Zout et si près de Trier. Et puis, chez nous, les vieux parlent luxembourgeois. Du coup, on est plus « Lëck mech am Aach » que « Verdomme »…
De la Belgique, la grande, l’entière, je n’ai en fait que quelques images, des clichés. J’aime les bières belges, le surréalisme constant d’un pays déchiré dont la devise n’est autre que « l’union fait la force », l’auto-dérision noire-jaune-rouge, la multitude d’accents différents au kilomètre carré, les fameux belgicismes qui font rire les Français à gorge déployées mais que je m’obstine à utiliser, le chocolat, les fraises de Wépion et les festivals rock.
De la Belgique, j’ai cette image de ma grand-mère chantonnant l’hymne national devant la télévision, avant le discours annuel du roi. Cet hymne dont je ne connais que l’air, dont j’ai oublié les paroles vides de sens. J’ai le souvenir de mon père, fidèle spectateur chaque année du défilé de la fête nationale, de ses commentaires sur les blindés, les tenues militaires et le fait que « tiens, depuis quand ils acceptent des femmes dans l’armée ?! »
Après c’est tout.
Je n’aime ni le roi, ni sa famille de péteux désoeuvrés, sans pour autant être convaincue qu’un président serait meilleur. Les querelles linguistiques, les territoires qu’on s’entredéchire, les gueguerres de politicaille, les poussées extrémistes de tous bords, ça me passe au dessus. Comme si ça ne me concernait pas. Comme les terres qui m’ont vu naître sont appelées « la province oubliée », j’ai oublié la Belgique et son état.
Mon pays n’est pour moi qu’une coquille. Je l’habite, elle est plutôt jolie mais elle est vide. Les fissures à sa surface se font chaque jour plus longues et plus profondes. Parfois je me demande si elle ne va pas me tomber sur la gueule. Puis je finis par me dire que l’océan du monde est rempli de coquilles. En bon bernard l’hermite, je n’aurai qu’à en changer le moment venu.
Quelqu’un pourrait me rappeler la définition de « patriotisme » ?
Non, finalement laissez tomber, c’est mieux comme ça.
Je vous laisse en vous recommandant Bertrand Degott, à qui j’ai honteusement volé le titre de ce post, et sa « Ballade de ma mort belge« …
La patience n’est pas ma vertu première. Loin s’en faut.
Périodiquement, j’atteins un seuil de tolérance critique face à la bêtise de gens. J’ai des envies de meurtre, d’exécutions sommaires, de tordages de cous en bonne et due forme.
Les geignards, les mous, les puants, les rires gras, les trop parfumés, les sales gosses, les sales tout court, les pédants, les racistes, les couillons qui habillent leurs animaux, les péteux, les handicapés de l’orthographe façon skaïbloug, les fausses kaïras, les hypeux, les filles qui portent des sabots ou des vestes Desigual ou toute autre saloperie qui me fait saigner des yeux, les vendeuses dédaigneuses, les sans humour, les voisins bruyants, les raconteurs de vie, les je-sais-tout, les indécis, les dépasseurs dans la file*, les enragés au volant, les gourdasses, les escargots de la route, les barakis, les malpolis, les fonctionnaires dans le mauvais sens du terme, les mauvais dessinateurs de BD, les dragueurs relous, les rongeurs d’ongles en public, les profiteurs, les sans-gêne, les trop parfaits, les parleurs trop fort, les rouleurs de patins en public, les donneurs de leçons et tous les autres… Je vais me les faire, tous autant qu’ils sont.
Et le jour où je mettrai à exécution mon Columbine local, je porterai un t-shirt à l’effigie de Céline Dion et j’écouterai l’intégrale de Mariah Carey. Ce sera drôle, les journalistes iront blâmer ces deux connasses, ça fera des vacances au Révérend Manson, aux gros beaufs de Rammstein et à toute la clique des métalleux généralement accusés de pervertir l’esprit des djeunz. Hahaha, ça va être fun. Le truc chiant, c’est que je devrai me buter ensuite. Et vraiment, ça me ferait chier de m’être donné tout ce mal à éradiquer les faces de pets qui me gâchent la vie si c’est pour même pas en profiter.
Oui, j’imagine qu’on peut dire que je suis de mauvaise humeur. (Non, je n’ai pas mes règles, hahaha ! Etouffe-toi avec ton humour bas de plafond, espèce de Bigard de seconde zone.)
J’ai besoin d’une semaine de congé. Pas à Perpète-les-Oies. Pas sur une île au soleil. Ni à respirer l’air pur et vivifiant de la montagne.
J’ai envie d’une semaine dans mon lit, avec rien d’autre à faire que lire des livres, boire du thé et écouter de la musique. Oh, et le tout avec livraison quotidienne de sushis.
Mmmmh, ça, ce serait la VIE.
En attendant, je retourne à mon livre de chevet du moment, « La Conjuration des Imbéciles » (oué, tout est lié, j’imagine) et je vous laisse en musique…
Je t’embrasse lecteur chéri, parce que bien sûr aucun fils de sa race des catégories susmentionnées ne lit ces lignes. N’est-ce pas?
*Oui, je dis « file » et pas « queue », je suis made in Belgium muthahucka !