Musical massacre
Au cours de mes pérégrinations sur le site musical que vous savez (oui, oui, celui-là qui fait des amis), je suis tombée sur un « groupe » qui a failli me faire faire une attaque, me faire implorer Jésus, Buddha, Allah et Yahvé de bien vouloir me rendre sourde et me faire pleurer de désespoir sur cet horrible massacre.
Au banc des accusés donc : Scala & Kolacny Brothers.
D’abord, poussée par un chauvinisme de bien mauvaise augure, j’ai été attirée par cette chorale belge de jeunes filles et par les titres qu’elle reprend. En vrac, on retrouve Radiohead, Manson, The Cure, Placebo… Bref, que du bonheur.
Je me prends à les féliciter pour ces choix aussi judicieux qu’audacieux. Tellement audacieux que le risque de se casser misérablement la gueule sur ces morceaux est grand. Et ça n’a pas raté… Pourtant j’aurais bien voulu qu’elles m’épatent ces 60 jeunes choristes.
Je commence donc par écouter « The Beautiful People ». Le départ est très surprenant, très calme et léger. Quand on sait combien le refrain de la chanson est rythmé et accrocheur, on s’attend au moment fatidique, où (pardonnez moi l’expression) ça va pêter. Et on attend… on attend encore… Mais non, l’orage ne s’abat jamais, le tout reste monocorde et plat à mourir.
Je me dis que j’aurai plus de chance avec Radiohead et « Fake Plastic Tree ». Bien mal m’en prend, au lieu de la chanson intimiste et pleine d’émotion, je me retrouve à écouter une version lisse et aseptisée. Re-déception.
J’attaque ensuite leur version du « Bitter End » de Placebo et c’est une véritable catastrophe, le chant est toujours aussi dénué de sentiment mais en plus l’orchestration est purement et simplement dégueulasse…
J’ose à peine écouter ce qu’elles ont fait des Cure et de leur « Friday I’m in Love ». Le début au piano me donne un peu d’espoir… En vain, les demoiselles donnent des allures de chant de Noël à cette chanson toute en légèreté.
Je n’écoute même pas le morceau jusqu’au bout. On a beau être vendredi, mon amour a des limites ! Merde, elles accumulent les sacrilèges là ! Et ça se fait appeler une chorale rock…
Berk, pouah, c’est vraiment le massacre d’Halloween !










