De nos jours, y a pas à tortiller du popotin : tout individu qui se respecte se doit d’aimer les sushis. Que ce soit pour ne pas détonner dans la tendance culinaire du moment, parce que c’est permis dans les régimes ou tout simplement parce que c’est bon.
Alors, les sushis c’est classe, c’est mignon mais c’est surtout risqué… Soit du point de vue purement hygiénique (le poisson cru pas frais ayant des effets désastreux sur le sujet goûteur), soit du côté du portefeuille (parfois c’est à se demander pourquoi on doit payer avec la peau de bébé de son derrière ces stupides petits tas de riz).
Etant un mélange réussi entre Indiana Jones et Jean-Pierre Coffe, j’ai testé pour vous (ok, aussi pour moi) plusieurs restos de sushis à Luxembourg et voici mes conclusions… (bientôt réunies dans un ouvrage choc, cet été dans toutes les bonnes librairies. Ha-ha-ha!)
1) Sushi Place : ou les sushis industriels
Avec 3 points de vente à Luxembourg (Shopping center Concorde à Bertrange, Cinéma Utopolis au Kirchberg et près de la gare sur l’Avenue de la Liberté), Sushi Place c’est un peu les rois des sushis à la chaîne. Ils attirent joyeusement le chaland à coups de vitrines kawaïsantes : c’est le royaume de Hello Kitty du sol au plafond. Comme ça vous êtes prévenus. Les sushis sont présentés dans des emballages individuels plastifiés et c’est à vous de vous customiser votre petit plateau perso (self service oblige).
Au niveau goût, c’est pas mauvais mais c’est pas terrible non plus. C’est industriel en fait. Le MacDo des sushis quoi. Par contre niveau prix, c’est plus cher mais alors carrément plus cher que chez Ronald. Bref, c’est sympa pour une pause déjeûner entre collègues (ils livrent au bureau en plus) mais ne vous attendez pas à être transcendés !
2) Miyako : ou les sushis « wasabi inside »
Bon point du côté pratique, le restaurant est situé tout près du parking des Glacis (rue Victor Hugo). La carte est plutôt vaste et propose des assortiments variés. Le chef prépare les commandes sur place et fait pas mal de show pendant l’opération (perso ça m’exaspère plus que ça ne me divertit mais bon, y en a qui aiment apparemment). La présentation des plats est sympa et les prix honnêtes. Par contre, grosse mise en garde : le bougre de cuistot fourre du wasabi à l’intérieur des sushis. Et ça pour moi c’est beurk ! Notez qu’ils font également des plateaux à emporter.
3) Takobo : ou les sushis pas très originaux
Au restaurant Takobo (avenue Monterrey) ou dans son sushi bar (dans le piétonnier), les sushis sont bons mais très très classiques. Ne vous attendez pas à des mélanges originaux de saveurs, vous n’en trouverez pas. En même temps, l’endroit étant reconnu pour sa cuisine vietnamienne, je suppose qu’ils se sont mis aux sushis juste pour suivre le hype… Le cadre est rigolo ceci dit.
4) Takajo : ou les sushis « y a ce qu’il y a là »
Situé plus à l’écart du centre (Rue Jean Baptiste Esch), il y a aussi le Takajo. Je n’y suis allée qu’une fois, après le boulot, et quand j’ai voulu commander le chef m’a dit en substance : « repose cette carte, t’as juste le droit de choisir parmi ce qui reste en vitrine (soit 3 pauvres barquettes) et de te taire ». Du coup j’ai eu droit à une barquette de sushi concombre (pas super frais) et avocat (pas mûr, beurk !). Je n’y suis jamais retournée.
5) Le Cristal : ou les sushis mastocs
Retour dans le centre (Boulevard Royal plus précisément) avec le Cristal, un tout petit resto de sushis. Le proprio des lieux et cuistot, Roger (ça doit être la traduction de son prénom parce que si lui s’appelle Roger, moi c’est Akasuki) compense ses lacunes en langue française par son caractère jovial et sa gentillesse. Les sushis sont frais (sauf heures de pointe, il les fait devant vous) et vraiment pas chers. Par contre, si vous comptez les engloutir en une fois, vous repasserez (à moins d’avoir la bouche d’Angelina Jolie) : ils sont très, très gros ! Moi ça ne me dérange pas outre mesure mais les puristes pourraient bouder le Cristal pour cette raison…
6) Kyoto : ou les sushis qui ont la classe
Mon petit chouchou du moment : le Kyoto (à Hesperange). A première vue, ça ne paie pas de mine : le décor classique des restaurants asiatiques quoi (quoiqu’ils y sont allés mollo sur les dorures quand même). Ne vous laissez pas décourager pour si peu, la grande variété de la carte compense largement la déco ! Le service est sympa mais lent – voire très lent quand on est comme moi un estomac sur pattes affamé… Mais ça vaut le coup d’attendre : les sushis sont super beaux et la présentation des plats l’est tout autant. Et le goût est à la hauteur du look. Un pur bonheur, à prix correct pour la qualité et l’abondance des plateaux. Yummy !
7) Le « J’ai-oublié-le-nom » : ou les sushis dégueulasses
Sur la Place de Paris, il y a un (relativement) nouveau petit snack pseudo japonais dont j’ai oublié le nom. Un conseil : passez votre chemin! Je n’ai jamais goûté de sushis aussi mauvais et pas frais… A proscrire !
Sur ma « to test / taste » list :
- Kamakura (Rue Münster) qui a la réputation d’être le meilleur restaurant japonais de Luxembourg (les critiques ont l’air unanimes là-dessus).
- Yamayu Santatsu (Rue Notre Dame) qui divise les critiques : ceux qui aiment sont à la limite de la transe extatique quand on prononce le nom du resto, les autres en ont la nausée. Une constante cependant : le service est réputé froid, peu amical, assez médiocre dans l’ensemble. Mais moi j’ai même pas peur…

Et tant qu’on est dans le trip asiatique, écoutez-moi ce tube en puissance du taïwanais Pig Head Skin (dans la vraie vie Yueh-hsin Chu), leader du groupe Jesus Rocks (ça ne s’invente pas !). Z’allez voir, c’est à mourir de rire tellement c’est… hum… non, je préfère vous laisser la surprise !
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