Archives pour le mois de avril, 2009

How to get rich

Hier, je me suis dit « Ma fille, tu devrais écrire un livre ». Pas que j’aie envie d’exposer au monde la profondeur inexistante de ma prose, ni que j’aie quoi que ce soit d’intéressant à raconter ou une quelconque thèse à démontrer. Non. Je devrais écrire un torchon. Une sous-merde qui se vendrait par cartons entiers. Juste pour devenir riche. Moi ça ne m’intéresse pas de devenir riche et célèbre. Je prends l’argent et je laisse la célébrité poisseuse à ceux qui s’exhibent pitoyablement dans les télé-réalités. J’écrirais un torche-cul sans valeur, parce que monter un groupe de rock c’est dépassé et parce que je ne sais pas dessiner. Sinon je ferais de la peinture, ou encore plus cool de la BD. 

J’écrirais une saleté de journal intime fictif et glauque à souhait. Les gens aiment ça, les trucs trash à deux francs. S’immiscer dans une vie inventée qui les dégoûte autant qu’elle les attire. J’y mettrais une bonne dose de sexe, de la drogue, du sang, de la sueur, des larmes, beaucoup de cris, du cuir et du latex, de la diarrhée, des voitures et des nuits impénétrables. Je ne décrocherais pas le Goncourt avec ça mais je m’en foutrais. Je choisirais une couverture pas belle, racoleuse comme c’est pas permis. Les gens achèteraient mon anti-oeuvre dans les gares et dans les supermarchés. Je ferais frissonner la ménagère frustrée par son quotidien rangé et sa libido mollasse, je ferais s’écarquiller les yeux des adolescentes en mal de sensations. 

Je signerais d’un pseudonyme bidon bien sûr. Je serais un genre de Virgine Despentes au rabais, une Michel Houellebecq de bas étage, une Poppy Brite sans envergure, une Coralie Trin Thi sans substance, une Charlotte Roche de pacotille. Mais ça me conviendrait.

En fait, à bien y réfléchir, cette idée ne me rendrait sans doute pas riche. Tant pis. 

trash

Picture by Manovellina

My TV thinks I’m deaf. And stupid.

Euh… C’est moi ou y en a pas un qui casse trois pattes à un canard à la Nouvelle Star en fait ?

Permettez-moi de faire le tour de ces têtes à claques :

madhiMahdi : le pseudo génie à bouclettes

D’abord, tu vas me soigner cette vilaine peau raser cette affreuse mini-touffe en dessous de ta lèvre. C’est fait ? Bon… Après, la voix nasillarde, mouais, ça me laisse froide. Et le côté « grand mou peace de la life », ça me laisse carrément de glace. 

 

soanSoan : le pseudo rebelle en jupons

Alors celui-là, c’est tout un programme ! Sa dégaine d’écorché vif, il la crée à force de gros anneaux un peu partout, de pull difformes, de robes piquées à sa soeur, de tatouages risibles (le « not dead but bien raide » sur la poitrine, façon punk à chien, no comment…) et surtout, SURTOUT de maquillage noir à la truelle. Il est sponsorisé par Sephora ? Quelqu’un peut lui expliquer que les yeux charbonneux ce n’est sexy que quand on s’appelle Brian Molko ou Chris Corner ? Et depuis qu’il a massacré en live et devant des milliers de spectateurs un morceau des Cure, je garde en permanence sur moi deux vieux clous rouillés que je rêve de lui planter dans les yeux quand je le croiserai. Voilà c’est dit.

 

thomasThomas : le pseudo chanteur d’opérette gay

Ha-ha-ha ! C’est une blague ? C’est pas un vibrato qu’il a dans la voix, c’est un troupeau de chèvres ! Pour ce qui est de la coupe de cheveux, c’est tellement affligeant que je ne dirai rien. Et ce que je préfère dans ce garçon, c’est les conseils que Lio lui donne. En gros ça donne « joue la carte du gay à fond mon petit coco ». Et pour le coup, je dis bravo Lio-les bons tuyaux, lâcher la folle qui est en lui histoire d’aller à la pêche aux votes de la communauté gay franco-belge, c’est vraiment beau comme initiative…

 

leilaLeïla : aka Chicken Run girl

C’est tendance la danse de la poule comme jeu de scène ? Et pourquoi on l’affuble systématiquement de robes-tuniques improbables de plus en plus ras la conscience ? Et pourquoi j’ai l’impression qu’elle se donne l’air d’être complètement barrée alors que c’est juste ridicule ? Puis cette façon d’articuler à outrance, y en a peut-être qui aiment mais perso ça m’horripile atrocement. C’est con, elle avait pourtant un prénom qui laissait présager le meilleur… 

 

larryLary : le blanc bec qui voulait être black

Ce mec a la frisette fringante et abuse du trémolo façon r’n'b. Mais il est blanc. Comme un cul même. Pas chance, hein. Enfin, je dis ça mais moi-même si j’avais pu choisir ma couleur de peau, j’aurais coché la case « black ». Mais il fait tellement le mec émotif qu’il en transpire la guimauve à un point que c’en est écoeurant. Pouah, Lary , tu sues du glucose par tous les pores, c’est dégueulasse !

 

camiliaCamélia-Jordana : la belle gosse qui a trop la musique inside

Même planqué sous ses lunettes, son visage est trop beau. Trop pour être honnête d’ailleurs. A 16 ans, elle a pas d’acné comme tout le monde ? Bitch ! J’avoue, j’ai bien aimé sa voix, moitié grave, moitié erraillée, sa façon d’articuler, de poser les mots. Au début. Maintenant ça me soûle. Oui, déjà. Je me lasse vite, je sais. Et sa veste de ce soir, elle l’a vue dans le dressing d’Adeline Rapon. Non ? C’est juste le hasard ? Hum…

 

daleDalé : a touch of black

Lui il a la voix et le groove de black. Normal, il l’est. Lary en bave d’envie. Son truc à Dalé, c’est de mettre la soul à toutes les sauces. Et ça me soûle. C’est plat, sans envergure, sans profondeur. Tralalabala, je m’ennuie. 

 

damienDamien : le Droopy chantant

Il a un côté vraiment craquant, avec ses airs de loser sympa et son regard façon Derrick-meets-un cocker battu. Le mec attachant quoi, un peu rigolo, un peu intello. Ah, en fait non ? C’est moi qui me fais un film, là ? Chaque seconde qu’il passe sur terre a l’air de le faire souffrir comme c’est pas permis. J’adore. Je lui paie une bière quand il veut, histoire de discuter le coup. Mais quand il chante, il merde son coup une fois sur deux (et encore, je suis optimiste). Ça me fait de la peine de le dire mais c’est comme ça : t’assures pas chéri.

 

Voilà, vous connaissez maintenant mes favoris. Ha-ha-ha…

 

Sinon cette nuit, j’ai rêvé que le duo Cedric Bixler-Zavala / Omar Rodriguez-Lopez (non beau papa, le dernier ne ferme pas la porte – private joke) avaient investi ma chambre pour un concert privé. Et c’était carrément jouissif. Quand le rêve musical touche à l’érotique. Mmmmmh…. Haaaaaa !

mars-volta

Girls do it and draw it better !

Je ne sais pas comment il fait mais mon facteur (Fabrice de son prénom. Fabrice le facteur, ça sonne bien en plus, hein ?!), c’est le champion du timing. Un coup de déprime ? Fabrice m’apporte une lettre ou un paquet et il illumine ma journée. 

Ce matin par exemple, prise de tête avec l’administration qui refuse de me verser des allocations de chômage tant que je n’aurai pas fourni un formulaire que j’ai déjà donné il y a un mois. Cherchez l’erreur… 

Énervement, larmes de rage, mise en confettis de la lettre en question, je baisse les bras. De toute évidence, jamais je ne toucherai le chômage. Merciiii bande de ploucs !

Puis Fabrice sonne à ma porte. Je descends. Il me tend en souriant un paquet estampillé « Amazon ». Le soleil brille à nouveau sur moi ! 

Déballage, sous vos yeux ébahis :

 

livres

 

Alors qu’avons-nous là vous dites-vous…

De gauche à droite :

- « J’aime pas… mais j’aime » de Nicoz Balboa, jeune maman joliment tatouée et blogueuse à suivre sur Petit Déjeûner chez Nicoz, un petit livre juste à croquer. Plus mignon que ça, tu meurs !

- « Les Allumeuses » de Cha la punkette. Je suis régulièrement son blog (parce que sa vie est une bande dessinée), j’adore son univers et ses personnages. J’ai commandé le livre sans vraiment me renseigner sur l’histoire. C’est drôle, c’est rock’n'roll et la fin m’a laissée sur le cul. Je kiffe !

- « Ma vie est tout à fait fascinante » de Pénélope Bagieu. Inutile de présenter son talent, son humour et ses petites histoires de fillasse : le monde entier est suspendu à son blog. C’est rigolo, c’est joli et tellement vrai…

 

Je me régale chaque jour de leur blogs bd respectifs et je me suis dit que le moment était venu d’acheter leurs livres. C’est la moindre des choses pour les remercier, non ?

Annoying people with annoying habits

C’est pas que je sois antisociale (bien que je sois fan de Trust, ha-ha-ha !) mais j’ai une tolérance ultra faible – voire flirtant avec le zéro absolu – vis à vis des petites habitudes ennuyeuses de mes congénères dans les lieux publics. 

Dans un ordre aléatoire, nous avons donc (attention, cette liste n’est pas exhaustive) :

- Les bruits de bouche : claquages de langue intempestifs, sons de succion de lèvres humides, petits bruits de salive ravalée… Tout cela m’irrite au plus haut point et me dégoûte jusqu’à la nausée. Dès que je perçois un de ces sons buccaux, je suis focalisée dessus, impossible les ignorer. Prenez le Joker dans le dernier Batman : les bruits de bouche de feu Heath Ledger me déconcentraient et me répugnaient au plus haut point. Je garde donc du film un souvenir on ne peut plus désagréable. Yerk !

- Les enfants mal élevés : vous savez ceux qui courent partout, qui poussent des cris de babouin hystérique, qui se croient autorisés à venir mettre leur sales petites pattes pleines de résidus de biscuits sur vous, le tout sous le regard bienveillant de leurs parents. Ne vous avisez pas de faire la moindre remarque ou l’instinct tribal et  furieux de leurs fiers géniteurs s’abattra sur vous. Sérieux, quand j’étais gamine, dans les lieux publics, il n’était pas question de faire le singe. Pas que ma mère était un bourreau (ou peut-être aux yeux des Françoise Dolto wannabes) mais elle n’aurait pas toléré que sa progéniture aille importuner quiconque dans les alentours. Et pour ça, je lui dis « merci, je t’aime môman » !   

- Les portables façon « stéréo sound blaster » : LA manie détestable par excellence des ados d’aujourd’hui. Papa et maman leur ont offert un portable avec l’option « faire partager ma musique (souvent pourrie) à toute personne située dans un rayon de 10 mètres » et ils en usent et abusent, les petits salopiauds. Imaginez ma joie de subir le dernier David Guetta vomi par des baffles de qualité médiocre…

- Les glousseuses : ces filles (au mieux ados, au pire adultes) ont, Dieu seul sait pourquoi, la particularité de gratifier leur entourage géographique de leur rire fréquent et aviaire. Telle un dindon excité par la distribution de maïs frais, la glousseuse joue de son rire nerveux et énervant. Et là, j’ai envie d’être à Noël, de faire main basse sur la première carabine venue et de vider la glousseuse de ses entrailles pour les remplacer par une farce aux marrons…  

- Les nauséabonds : contrairement au dicton populaire, il n’y a pas que le garde champêtre qui pue et pête et prend son cul pour une trompette. Non, loin s’en faut. Il y a des individus dénués de tout bon sens quant à l’hygiène corporelle de base (savon ? déo ? késako ?). Ajoutez à cela que ce sont souvent les plus ignorants en la matière que la nature a affublé d’une transpiration abondante. Mmhh, yummy ! Et allez savoir pourquoi, que ce soit dans le bus, dans le train ou dans la file à la poste, c’est toujours un de ceux-là qui ressent le besoin de se poster devant / derrière / à côté de vous…

- Les renifleurs : c’est scientifique : le fait de passer du froid au chaud rend le mucus nasal plus liquide. C’est comme ça, y a rien à y faire. Dans ce cas-là, une opération très simple s’impose : sortir son mouchoir pour se délester du fluide nasal dérangeant. Non, on ne renifle pas comme un pourceau. Et si on n’a pas de mouchoir, on ouvre sa bouche pour demander poliment à ses voisins s’ils n’auraient pas l’amabilité de vous en donner un. Croyez-moi, ils seront plus heureux de vous en offrir un plutôt que de subir vos reniflements intempestifs et dégoûtants. 

- Les popcorneurs : les exploitants de cinémas, par les biffetons alléchés, ont eu la riche idée de mettre à la disposition du public (moyennant payement d’une somme astronomique pour ce que c’est) des paquets de popcorn (souvent géants, sinon c’est pas drôle). Et du coup, pendant toute la durée de votre film, vous êtes obligé de souffrir le craquement atroce du maïs soufflé enfourné par poignée dans le gosier de votre voisin de siège. Conclusion : les exploitants de cinémas ne sont pas de cinéphiles. C’est indiscutable.

 

Je tiens quand même à préciser que dans la vie je ne suis pas une Nadine de Rotschild bis. Des fois que vous auriez peur. Non, je suis juste une chic fille élevée au rock’n'roll et aux bonnes manières (big up to Mummy again !) qui aimerait bien que l’étude du « Savoir vivre pour les nuls » soit une lecture obligée pour tous les citoyens de la planète… Juste ça…

 

savoir-vivre

Raspberry love

Parmi les rêves plus ou moins farfelus et plus ou moins avouables qui fermentent dans ma boîte crânienne, il y a celui d’ouvrir salon de thé / boutique de muffins et cupcakes. Je vois déjà le tableau : en plein centre de Luxembourg, décoré dans un esprit moitié londonien moitié parisien, dans des couleurs pastels. Sur la carte, il y aurait plein de sortes de thés et puis quelques cafés et aussi des milkshakes. Et un petit coin « salon de lecture ». Et bien sûr c’est moi qui m’occuperais des pâtisseries.

Alors en attendant d’avoir réuni la somme nécessaire à la réalisation de mon projet (et c’est pas gagné de ce côté-là), je m’entraîne sans relâche. Je suis en lice pour les prochains jeux olympiques des petits gâteaux, même que. 

Voilà mes derniers nés :

muffins1

muffins2

muffins3

 

Et rien que pour vous, mes sucres d’orges, voici la recette des muffins Raspberry Love version CerizZ (futur best seller de ma toute aussi future boutique) :

Pour faire 12 gros muffins (version allégée), il vous faut :

- 350g de farine

- 200g de sucre

- 2 cuillères à café de poudre à lever

- 1 bonne pincée de sel

- 2 blancs d’oeufs

- 230 ml de lait écrémé

- 200g de mousseline de pommes (si elle est sucrée, pensez à réduire le poids en sucre) ou 50g de beurre fondu ou d’huile

- 200g de framboises (surgelées c’est plus pratique)

 

Au boulot !

1) Préchauffez le four à 200°C

2) Mélangez les ingrédients secs dans un bol (autrement dit : farine, sel, levure, sucre)

3) Dans un autre bol, mélangez bien le lait, la compote ou le beurre et les blancs d’oeufs. 

4) Ajoutez cette mixture aux ingrédients secs. Ne mélangez pas trop, juste ce qu’il faut !

5) Versez la préparation dans un moule à muffins et faites cuire 20-25 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés.

Pour le look, j’ai ajouté un peu de noix de coco rapée sur chaque muffins avant de les mettre au four.

Voilà, enjoy ! Ou si vous avez la flemme de les faire vous-même, passez les goûter chez moi (ou si vous vous appelez Sarah et que vous êtes une meuf sympa, je me déplace à Luxembourg pour vous les faire déguster devant un verre…) !  :o )

 

Cheaper than a trip to Japan

De nos jours, y a pas à tortiller du popotin : tout individu qui se respecte se doit d’aimer les sushis. Que ce soit pour ne pas détonner dans la tendance culinaire du moment, parce que c’est permis dans les régimes ou tout simplement parce que c’est bon.

Alors, les sushis c’est classe, c’est mignon mais c’est surtout risqué… Soit du point de vue purement hygiénique (le poisson cru pas frais ayant des effets désastreux sur le sujet goûteur), soit du côté du portefeuille  (parfois c’est à se demander pourquoi on doit payer avec la peau de bébé de son derrière ces stupides petits tas de riz).

Etant un mélange réussi entre Indiana Jones et Jean-Pierre Coffe, j’ai testé pour vous (ok, aussi pour moi) plusieurs restos de sushis à Luxembourg et voici mes conclusions… (bientôt réunies dans un ouvrage choc, cet été dans toutes les bonnes librairies. Ha-ha-ha!)

 

1) Sushi Place : ou les sushis industriels

Avec 3 points de vente à Luxembourg (Shopping center Concorde à Bertrange, Cinéma Utopolis au Kirchberg et près de la gare sur l’Avenue de la Liberté), Sushi Place c’est un peu les rois des sushis à la chaîne. Ils attirent joyeusement le chaland à coups de vitrines kawaïsantes : c’est le royaume de Hello Kitty du sol au plafond. Comme ça vous êtes prévenus. Les sushis sont présentés dans des emballages individuels plastifiés et c’est à vous de vous customiser votre petit plateau perso (self service oblige).
Au niveau goût, c’est pas mauvais mais c’est pas terrible non plus. C’est industriel en fait. Le MacDo des sushis quoi. Par contre niveau prix, c’est plus cher mais alors carrément plus cher que chez Ronald. Bref, c’est sympa pour une pause déjeûner entre collègues (ils livrent au bureau en plus) mais ne vous attendez pas à être transcendés !

 

2) Miyako : ou les sushis « wasabi inside »

Bon point du côté pratique, le restaurant est situé tout près du parking des Glacis (rue Victor Hugo). La carte est plutôt vaste et propose des assortiments variés. Le chef prépare les commandes sur place et fait pas mal de show pendant l’opération (perso ça m’exaspère plus que ça ne me divertit mais bon, y en a qui aiment apparemment). La présentation des plats est sympa et les prix honnêtes. Par contre, grosse mise en garde : le bougre de cuistot fourre du wasabi à l’intérieur des sushis. Et ça pour moi c’est beurk ! Notez qu’ils font également des plateaux à emporter. 

 

3) Takobo : ou les sushis pas très originaux

Au restaurant Takobo (avenue Monterrey) ou dans son sushi bar (dans le piétonnier), les sushis sont bons mais très très classiques. Ne vous attendez pas à des mélanges originaux de saveurs, vous n’en trouverez pas. En même temps, l’endroit étant reconnu pour sa cuisine vietnamienne, je suppose qu’ils se sont mis aux sushis juste pour suivre le hype… Le cadre est rigolo ceci dit.

 

4) Takajo : ou les sushis « y a ce qu’il y a là »

Situé plus à l’écart du centre (Rue Jean Baptiste Esch), il y a aussi le Takajo. Je n’y suis allée qu’une fois, après le boulot, et quand j’ai voulu commander le chef m’a dit en substance : « repose cette carte, t’as juste le droit de choisir parmi ce qui reste en vitrine (soit 3 pauvres barquettes) et de te taire ». Du coup j’ai eu droit à une barquette de sushi concombre (pas super frais) et avocat (pas mûr, beurk !). Je n’y suis jamais retournée.

 

5) Le Cristal : ou les sushis mastocs

Retour dans le centre (Boulevard Royal plus précisément) avec le Cristal, un tout petit resto de sushis. Le proprio des lieux et cuistot, Roger (ça doit être la traduction de son prénom parce que si lui s’appelle Roger, moi c’est Akasuki) compense ses lacunes en langue française par son caractère jovial et sa gentillesse. Les sushis sont frais (sauf heures de pointe, il les fait devant vous) et vraiment pas chers. Par contre, si vous comptez les engloutir en une fois, vous repasserez (à moins d’avoir la bouche d’Angelina Jolie) : ils sont très, très gros ! Moi ça ne me dérange pas outre mesure mais les puristes pourraient bouder le Cristal pour cette raison…

 

6) Kyoto : ou les sushis qui ont la classe

Mon petit chouchou du moment : le Kyoto (à Hesperange). A première vue, ça ne paie pas de mine : le décor classique des restaurants asiatiques quoi (quoiqu’ils y sont allés mollo sur les dorures quand même). Ne vous laissez pas décourager pour si peu, la grande variété de la carte compense largement la déco ! Le service est sympa mais lent – voire très lent quand on est comme moi un estomac sur pattes affamé… Mais ça vaut le coup d’attendre : les sushis sont super beaux et la présentation des plats l’est tout autant. Et le goût est à la hauteur du look. Un pur bonheur, à prix correct pour la qualité et l’abondance des plateaux. Yummy !

 

7) Le « J’ai-oublié-le-nom » : ou les sushis dégueulasses

Sur la Place de Paris, il y a un (relativement) nouveau petit snack pseudo japonais dont j’ai oublié le nom. Un conseil : passez votre chemin! Je n’ai jamais goûté de sushis aussi mauvais et pas frais… A proscrire !

 

Sur ma « to test / taste » list :

- Kamakura (Rue Münster) qui a la réputation d’être le meilleur restaurant japonais de Luxembourg (les critiques ont l’air unanimes là-dessus).

- Yamayu Santatsu (Rue Notre Dame) qui divise les critiques : ceux qui aiment sont à la limite de la transe extatique quand on prononce le nom du resto, les autres en ont la nausée. Une constante cependant : le service est réputé froid, peu amical, assez médiocre dans l’ensemble. Mais moi j’ai même pas peur… 

sushi

 

Et tant qu’on est dans le trip asiatique, écoutez-moi ce tube en puissance du taïwanais Pig Head Skin (dans la vraie vie Yueh-hsin Chu), leader du groupe Jesus Rocks (ça ne s’invente pas !). Z’allez voir, c’est à mourir de rire tellement c’est… hum… non, je préfère vous laisser la surprise !

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

He draws funny stuff

Je ne me souviens plus quel (heureux) hasard m’a conduite sur le blog de Sylvain Euriot mais je n’ai qu’une chose à dire : merci à toi dont j’ai malheureusement oublié l’identité de me l’avoir fait découvrir ! (Dieu te le rendra au centuple si t’es sage)

Sylvain est un jeune illustrateur / graphiste messin. Chaque jour (ou presque), il dessine les péripéties de son personnage. J’aime beaucoup sa façon de dessiner (sa signature graphique si j’ose dire :o ) ), très nette et vraiment particulière, et bien sûr son humour parfois grinçant parfois mignon mais toujours excellent !  

Notez que mon degré de fanitude du monsieur a été augmenté par ce génialissime dessin :

sylvain-euriot-12-mars

Alors là, ça me parle mais alors carrément…

Découvrez vite son blog passionnant de dessin égocentrique (c’est lui qui le dit) ainsi que son site, sur lequel il présente ses réalisations pros et ses recherches persos (il y a des choses très sympas, ça vaut le détour !)

La phrase du jour

nietzsche

From Digg

PS : Sur le blog de Fromage et Dessert, il y a un article excellent sur les réductions « persos » accordées par les catalogues de VPC. Courez le lire, ça se passe ici

Please mind the gap (or not)

Le pouvoir du marketing  dans la musique mainstream m’a toujours fait halluciner. Et rire aussi, beaucoup rire même. Et dans le cas des Metro Station, j’en ai presque mouillé ma culotte. D’urine, faut-il le préciser…

Pour ceux qui ne connaissent pas les Metro Station, sachez juste que ce sont 4 Ricains tout juste sortis de l’adolescence qui font de la pop pour teenagers (et plus particulièrement pour midinettes). 

Alors dans la démarche, c’est relativement honnête : leur credo étant « on est des djeunzs qui font de la musique pour les djeunz ». Idem au niveau des textes des chansons. Faut pas chercher midi à quatorze heures : la vie ô combien complexe et les émotions ô combien intenses des ados sont les sujets principaux des morceaux de Metro Station.

Rien à redire là-dessus. Je ne suis pas dans le public cible et ça m’arrange : l’ensemble me laisse totalement indifférente. Point barre.

Par contre, là où les choses se corsent, c’est quand en plus d’entendre le groupe, on le voit… La preuve en images.

metro_station1

Mesdames, messieurs, remarquez les mèches au vent, émo à souhait… On se demande combien de temps cette tendance va encore survivre, soit dit en passant.

Constatez ensuite le bien-fondé de l’assemblage du groupe (de gauche à droite) :

- vêtu de turquoise et de rose, dans une pose qui laisse à penser qu’il souffre de problèmes intestinaux et dans un jean qui ne le met absolument pas en valeur, je vous présente l’émotif / le sensible / l’artiste incompris !

- la mine renfrognée, les bras croisés avec désinvolture, moulé dans un slim et chaussé de santiags blanches (probablement volées à Dick Rivers), exhibant des tatouages à faire pâlir d’envie le pire des repris de justice russes et arborant quelques piercings faciaux, voici le bad boy / le rockeur / le rebelle ! *

- coupe de cheveux approximative, lunettes vissées sur le nez, t-shit minimaliste et jean classique sur ses cuisses maigrelettes, c’est bien-sûr le geek / le nerd / l’expérimental !

- le teint asiatique, la coupe façon manga, la veste col mao, le jean improbable qui moule le cuissot : vous avez sous les yeux le manga boy / le visual kei softisé / le jpop !

* Je vous l’accorde, sur cette photo, il fait plus « version brune et étirée de l’apprenti coiffeur gay de la Nouvelle Star » mais regardez les autres photos, vous verrez que je n’invente rien.


Vous l’aurez compris : y en a pour tous les goûts et ça, c’est bon pour les ventes !

Enfin, voici une photo du groupe aux prémisses de son succès et une photo après le passage des conseillers en image :

metrostation

–> Avant : Style inexistant, misère capillaire, poses anti-cool…

 

metrostation3

–> Après : darkisation de l’ensemble, coupes de cheveux fashion (ou planquées sous un bonnet, c’est selon…), attitudes de rock star.

La grande asperge à lunettes de mouche (qui est en fait le frère de Miley Cyrus, quelle famille !) me fait penser à un cross-over pas mûr de Marilyn Manson et Travis Barker. Remarquez également qu’il a nettement revu à la hausse son budget « tatouages », sans doute pour des raisons de crédibilité…

Vous noterez cependant que « l’émotif », en plus d’avoir un pantalon qui le boudine horriblement et d’avoir piqué sa veste en vison à ma grand-mère, porte toujours la même ceinture que sur la première photo. Si ça c’est pas un artiste authentique… On passera cependant sur le fait qu’il a tout l’air de porter un t-shirt des Cure.

Alors, c’est pas beau le marketing musical ? Arriver à vous faire passer 4 jeunots ultra communs qui jouent de la pop pour une bande de rockeurs virils et rebelles de la mort.

Moi je dis bravo, je vous tire mon chapeau. Un Fedora à la Pete Doherty, si je peux choisir.

Need ideas on how to spend your money ?

yokoo_chainscarf1

Echarpe « The Cambridge Chain » de Yokoo – en vente sur Etsy (95$) 

 

octopus2

Collier « My Pet Octopus » – en vente chez ModCloth (14,99$)

 

hate_children1

T-shirt « I Hate Children » – en vente chez Locher’s (73$) 

 

cocobag1

Sac « Coco Quilted Chain » – en vente chez Urban Outfitters (52£)

 

Ahhh, les webshops… Une invention presque trop belle pour être vrai et qui, pour peu, me ferait croire que le diable existe. (Et ne me dites surtout pas qu’il se sape en Prada, ce n’est que bullshit. Si le diable existait, il aurait bien meilleur goût !)