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Dessins & bouquins

ENNUI SUR CANAPé

Oui, oui, je suis toujours là. Je n’ai pas disparu dans les méandres infinis du cyber-espace. C’est juste que j’ai encore moins de trucs palpitants à vous faire partager que d’habitude. Oué c’est possible.
Cependant, sachez que ces derniers temps, j’ai appris / remarqué / découvert que :

1) Le mojito avec du champagne à la place de l’eau pétillante, c’est vachement bon. (Merci à Thomy)

2) Les gens qui se croient autorisés à me raconter par le menu leurs petits soucis de santé me donnent envie de les étrangler avec leurs foutus intestins capricieux ou que sais-je d’autre.

3) Les draps en bambou c’est plus doux que les draps en soie et en coton réuni.

4) Avoir un quart de siècle c’est moins pire que ce que je croyais.

5) Le nouvel album de Blockhead est une tuerie. Et sa cover est somptueuse et serait du meilleur effet sur un t-shirt sur mon dos.

6) Il n’y a rien de plus chiant que d’être arrachée à un doux sommeil réparateur un samedi matin pour faire le tour des concessionnaires de la région et essayer des caisses dont je ne peux pas m’empêcher de visualiser le prix en bottes Marc Jacobs / 2.55 Chanel / robes Vivienne Westwood. Quel gâchis… (Ok un p*tain de sac ne m’emmènera pas au boulot tous les matins, blablabla)

7) Les Anglais boivent beaucoup, vite puis ils chantent beaucoup, fort.

8 ) J’ai beau être une fille de la campagne habituée à gambader façon tout-terrain et par tous les temps, j’ai une capacité très faible à tenir de façon stable sur mon 39 fillette dès qu’il faut combiner neige + talons.

9) Je vomis allègrement l’invasion de fleurs et de talons compensés en bois (hippie alert !! Yerk…) dans les nouvelles collections. Je me demande si je ne préférais pas encore les sequins à toutes les sauces dont toutes les enseignes cherchaient à se débarrasser pendant les soldes.

10) Brad Pitt époque Fight Club (10 ans déjà mine de rien) est f*cking hot (même avec la lèvre explosée, le marcel douteux et la mini veste en fausse fourrure). Le cool incarné. Plus hot qu’un curry indien.

11) J’ai envie de changer de couleur de cheveux. Laquelle je veux ? Mmmhhh, allez, rousse, rien à foutre !

12) Le nouveau Lostprophets est une grosse daube. Ah oué… ça fait 10 ans que ça va en empirant. Je vais finir par espérer qu’ils s’étouffent en avalant leur saleté de mèche émo cache oeil. Ou au moins qu’ils ne puissent plus se reproduire. (Et vu le niveau de serrage de leurs slims, ça devrait pas être impossible).

 

Bref. Je te laisse, lecteur chéri, je vais aller me glisser dans mes draps en bambou pour lire quelques pages de ma nouvelle bible (que je vous recommande chaudement).

Survivre, lecteur chéri, survivre…

Dear english reader,

Please be aware that I’m not forgetting you. I’m just not translating this post because it’s just a bunch of shitty thought and I love you too much to inflict that on you.

Ok, I’m too lazy right now.

Well… you know me.

Just one last advice : read this book, the Worst-Case Scenario Survival Handbook (Life). You’ll need it one day, for sure. It’s all about survival, my friend.

THE UGLY TRUTH

nike

(Nice drawing from Digg)

SAY MY NAME

Que les Violaine, Luc et Audrey me pardonnent mais ce dessin de Laurel m’a bien fait rire…

Laurel

For non french speaking, this drawing by Laurel is about the names she would never give to her children.

- « Violaine »  because it sounds like « viol » (rape in french) and « haine » (hate)

- « Luc » bcause if you read it backwards it’s « cul » (ass in french)

- « Audrey » because it sounds like « eau de raie » (water from the butt crack – pardon the shitty translation attempt), so everytime she hears that name she imagines a girl who sweats from you know where…

If you’d like to see more nice and funny drawings by Laurel, check out her blog !

Bref, tout ça pour vous dire d’aller jeter un oeil au blog de la miss, y a des trucs plutôt sympas !

NOT SO CLICHé

Ado, je n’étais pas le genre de fille à placarder des photos de mannequins sur les murs de ma chambre, ni à décorer mes classeurs de pubs pour des parfums déchirées plus ou moins adroitement dans des magazines. Pas que je n’aime pas les airs de félin blasé de l’omniprésente miss Moss mais voilà, la photo de mode (appelons-la comme ça) ça ne me parle pas plus que ça. La mise en scène ultra lisse des corps ultra parfaits, de la french manucure du gros orteil au brushing californien, ça ne m’a jamais fait vibrer.

D’ailleurs, en matière de photo, je suis assez difficile (ce qui est paradoxal quand on sait que je ne suis pas foutue de prendre moi-même un cliché correct) : il y a toujours quelque chose de superflu, une couleur qui me déplaît, un angle déjà trop vu… Ceci dit, la palme de la haine photographique revient aux photos d’enfants et surtout de bébés. Je vous le dis tout net : pour moi, Anne Geddes et consorts ne sont rien de moins que des chantres du mauvais goût, tout juste dignes d’être conchiés jusqu’à la septième génération. Rien que ça. Oui, oui.

Bref. Je disais donc que je n’adoooooorais pas la photo de mode. A deux exceptions près.

Primo, les clichés de street style japonais, pour le délire, l’exagération, l’accumulation nauséeuse mais drôle de couleurs, d’imprimés et d’accessoires des jeunes asiatiques.

Secundo, les clichés de street style de Scott Schuman, aka The Sartorialist. J’écris « street style » un peu  à regrets d’ailleurs. Il ne s’agit pas ici de shooter le premier hurluberlu qui traverse la rue en chaussettes à pois dans des spartiates avec une plume dans le c*l, comme le font la plupart des blogueurs du genre (qui au passage se gratifient du titre pompeux d’artiste). Le travail du Sartorialist va bien au-delà. Avec un oeil incroyable pour les détails, une sensibilité hors du commun qui fait transpirer la personnalité de ses modèles, Scott Schuman transcende à la fois le street style et la photo de mode. Bien sûr, il a ce goût très sûr pour ce qui est fashion mais tous ses clichés ont un petit plus : une émotion, un détail drôle et attendrissant, une sorte de vérité qui émane de ces gens si imparfaits mais si beaux. Quelle poupée parfaite et lascive sur le papier glacé des jolis magazines a réussi la prouesse de me faire sourire, de m’intriguer ou de me serrer le coeur comme le font les photos de Scott Schuman ? Cherchez pas : aucune.

Alors je ne suis sans doute pas bien placée pour décider qui est un artiste et qui n’en est pas un mais quelque chose me dit que le Sartorialist est plutôt bien placé dans la liste…

Ah, j’allais oublier : achetez son livre, c’est une petite brique merveilleuse. Rien que ça. Oui, oui.
 

Sartorialist

 

As a teenager, I wasn’t the kind of girl who puts supermodels pictures and perfumes ads from fashion magazines on her bedroom walls. Perfect models, perfect staging, perfect make up, light and hair : I find it so boooring.

When it comes to photography, I am very picky  (which is very paradoxical because I’m not able to take a correct picture) : there is always something wrong, a colour I don’t like, a detail too much… But what I hate the most is definitely pictures of kids and babies. Like Anne Geddes and her shitty pictures. Go to hell with your new borns corny stuff !

So I was saying that I don’t like fashion photography. Except 2 things.

The first one is japanese street style : I like japanese young people, their abuse of colours and accessories. It’s half way between funny and sick and strangely I like that.

The second one is Scott Schuman and his street style pictures. I say « street style » but I really think that it’s way beyond that. You know, there are plenty of stupid bloggers who think they’re artists because they shoot strange people on the street. Scott Schuman has an amazing eye for details, an incredible sensibility which leads to see his models personality. Scoot Schuman’s work is even beyond fashion photography. Of course, the Sartorialist has a strong fashion culture but all of his snapshots have a little something more : an emotion, a funny and touching detail, some kind of truth that exudes from those imperfect but oh so beautiful people.

There was never a magazine picture that was able to make me smile, to intrigue me or to make me nostalgic like the Sartorialist’s photos.

I know I may not be the right person to say who is an artist and who is not, but something tells me that Scott Schuman is definitely special, like top of the list…

Oh, and before I forget : buy his book, I promise you’ll be amazed !

SO YOU THINK YOU GOT THE LOOK ?

Un autre jour, un autre dictionnaire…

A mille lieues du Little Dictionary of Fashion de Christian Dior, le Dictionnaire du Look de Géraldine de Margerie est plutôt du genre foutage-de-gueule. Le principe est simple : on prend tous les styles, on en décrit les traits caractéristiques les plus drôles et on les tourne en ridicule ! Personne n’échappe à la plume acerbe de l’auteure, de la fashionista à la caillera en passant par le baby-rockeur, la Marie-Chantal et le punk à chien.

C’est drôle, bien écrit, plein d’ironie, étonnamment pas trop déjà-vu, déjà-entendu et joliment illustré de photos des différents spécimens.

Parfois le trait est un peu trop gros et on frôle la caricature puante, notamment pour le métalleux et le geek (deux races que j’ai le plaisir de côtoyer / d’avoir côtoyé plus que mon compte mais c’est là une toute autre histoire), mais on ne va pas bouder son plaisir pour si peu, hein ?
 

dictionnaire

 

For those of you who speak french and love fashion and trends, please have a look at the Dictionnaire du Look by Géraldine de Margerie. It’s both instructive and funny : she describes every style and makes fun of it, from the fashionista to hippie, punk and gangsta. Delightful !

ELEGANCE IN A NUTSHELL

Ceux qui me connaissent IRL peuvent en témoigner (sans que je leur jette des pierres), en matière d’élégance et de raffinement, je suis loin d’être un modèle. Pourtant, c’est pas faute d’en avoir eu deux sous les yeux depuis ma plus tendre enfance. Ma grand-mère, la parfaite lady des fifties toujours tirée à quatre épingles, et ma mère, la femme moderne qui ne jure que par les talons d’au moins 10cm et les étoffes nobles.
Si l’on en croit le Little Dictionary of Fashion, écrit par Christian Dior en 1954 (quand même), toutes deux, bien que dans des styles différents, sont l’essence même de l’élégance.
Pour ce qui est de ma petite personne, c’est plutôt « you lose, try again »…

Ceci dit, j’ai adoré ce livre. On peut trouver les conseils de l’ami Christian un peu vieillots mais dans l’ensemble ils ont finalement plus de bon sens que ceux de Elle, Vogue et toute la clique des magazines de fripes dont je m’abreuve régulièrement. Ne mélangez pas trente-six imprimés, ne portez pas de coupes qui ne mettent pas votre morphologie en valeur même si c’est top tendance, n’en faites pas trop, ne jouez pas à l’apprenti coloriste si vous n’avez pas un goût sûr pour apparier les couleurs, etc. En gros, c’est ptêt joli sur Agyness Deyn, Kate Moss ou Anja Rubik mais, faut être honnête à un moment, sur n’importe quelle fille « normale » ça pue le ratage à plein nez…

En bref, si vous trouvez les années 50 et leur mode charmantes, ce bouquin vous ravira. Et vous en retiendrez peut-être même quelques leçons hautement profitables…
Mon dieu… Où sont mes gants et mon chapeau ? Je ne peux décemment pas sortir sans…

dior

Ask those who have the pleasure to know me IRL, they will tell you that I’m not the right person to look up to when it comes to elegance and refinement. I can’t blame them, it’s the exact truth. However, I grew up with two models of elegance : my grandma, the perfect lady of the fifties always immaculately dressed, and my mum, the modern woman who can not live without stilettos and loves noble fabrics.
According to the Little Dictionary of Fashion, written by Christian Dior in 1954, both are very elegant, in their own way.
As for me, it’s more like « you lose, try again »…

That being said, I loved the book. Maybe you’ll find that Christian Dior’s advices a bit old fashioned but on the whole they are full of good sense. More than the ones you usually find in Elle, Vogue and all the fashion magazines I religiously read. Don’t mix patterns too much, don’t wear clothes that are not made for your morphology even if they’re fashionable, don’t overdo it, don’t try to wear too many colours if you don’t have excellent taste for matching them, etc. Remember : what looks nice on Agyness Deyn, Kate Moss or Anja Rubik has a 99% chances to be a real disaster on you (let’s face it…)

So if you like the fifties and the fashion of those days, you’ll find Dior’s book really charming. And maybe you’ll learn some valuable lessons out it…
Oh gosh… Where are my gloves and my hat ? It would be so inappropriate to leave home without…

WOULD JESUS LOVE ROCK’N'ROLL ?

Si comme moi vous avez passé votre jeunesse à vous éclater les tympans devant des groupes obscurs dans des salles pourraves (et si comme moi vous continuez à le faire), vous allez adorer la Rock Bible de Henry Owings et Patton Oswalt !
Outre le fait que c’est super drôle, la couverture est beeeelle et il y a un joli ruban en satin noir comme marque page. Comment ça c’est bête et superficiel ?
Bref… Toujours est-il que si vous cherchez un bouquin qui vous fasse marrer dans le train, à 8h00 du matin, même assis en face d’un vieux puant qui renifle, vous l’avez trouvé ! (ceci n’est pas un exemple fictif, il s’agit d’une situation réelle, vécue par votre serviteur)

Trêve de bavasseries, voici quelques extraits de ces commandements :
 

- Do not name your band after another current band’s song or album. Come to think of it, don’t name your band after any song or album. Nobody cares about your ‘good’ taste.
- Using your computer on stage means you’re as likely to be checking your e-mail as you are to be performing music.
- Never personally master your own recordings unless you really don’t want anyone to listen to them.
- Few singers are allowed to drape scarves on microphone stands. You are not one of them.
- Those who figure they will play bass because it has two fewer strings than a guitar and is therefore easier to learn should probably just hold cases that hold guitars and basses.
- Rhythm guitar players should always look like they want to be somewhere else.


Those funny commandments are from the Rock Bible, written by Henry Owings and Patton Oswalt. If you love rock’n'roll, often go to gigs or if you play in a band yourself, you’ll find this book so f*cking funny ! Like all bibles in the world, this one features a beautiful red cover and a black satin ribbon as a bookmark.

rock_bible

To all the rockers out there, amen ! ;)

Бог троицу любит, ME TOO.*

* en français littéral : « Dieu aime la trinité », comprenez « jamais 2 sans 3 ».

* in english, literally : « God loves trinity », which means « good things always come in threes ».


Je déserte mon clavier, je sais…
C’est mal. Frappez-moi.
C’est fait ? Bon. Alors, en vrac, y a deux-trois trucs que j’ai adoré ces derniers temps et auxquels vous feriez bien de jeter un oeil.

I’m not writing much these days, I know…
It’s bad. I know…
But there are a couple of things I liked lately so I just wanted to share them with you.


loukianenko

Après « Night Watch » et « Day Watch », voici « Twilight Watch », le 3e tome de la série du génialissime Loukianenko et sa kyrielle de vampires, lycanthropes, mages et sorcières. Un pur bonheur, impossible à lâcher avant la dernière page. Mention spéciale au traducteur qui réussit à donner une très belle version française du texte tout en lui laissant son parfum russe entre les lignes.

Attention, ne pas se fier à cette hideuse couverture ! Note pour Albin Michel : keep it sober and simple ! Pourquoi coller une illustration aussi laide et sans rapport avec l’histoire sur un livre aussi excellent ?

Note pour le traducteur du tome suivant : dépêêêêêêêêêche-toi s’il te plaît !

After « Night Watch » and « Day Watch », « Twilight Watch » is the third book from Loukianenko series. A great story with vampires, witches, werewolves and so forth. Loukianenko is a real genius : you can’t stop reading til the very last sentence ! I don’t know about the english translation but the french one is excellent.

Also, please ignore that ugly cover ! I don’t know why the publisher chose that horrible picture, it’s has nothing to do with the story !

I just can’t wait for the next books (there are 2 left to translate) ! Translator, please hurry !!!


lesbian-vampire-killers

J’aime les films de vampires, ce n’est plus un secret. Celui-ci n’est pas une oeuvre majeure du genre mais il a le mérite d’être drôle, idiot et… euh… et rien en fait. C’est tout. Ah si, il y a une armada de jolies filles dedans. Que les plus prudes se rassurent et que les plus obsédés déchantent, le « lesbian » n’est là que pour attirer le chaland. Sex sells ma bonne dame !

You know that I’m a big fan of vampire movies. This one will not make his mark on history but it’s funny, stupid and… errrr… well, that’s it actually. Oh, yes, I almost forgot : there are loads of beautiful girls playing in that movie ! One last thing : the word « lesbian » in the title is only here to sell the movie. So don’t expect porn stuff you pervert (or be relieved if you are more the prudish type).


Image 1

Et enfin, cette petite combi-short sans prétention de chez Urban Outfitters. Le top du confort et de la légèreté en ces chaudes journées d’été, pour la modique somme de 19,99£ (soldé). Paraît que j’ai l’air d’un gros bébé là-dedans mais je m’en fous, c’est le pied !

And finally, this little and simple playsuit from Urban Outfitters. Very comfy and light, the best outfit you can dream of on these hot summer days for only 19,99£ (sales section). Some say I look light a big baby in it but I don’t care, I just love it !

Sur ce, profitez bien de l’été et n’oubliez pas de vous enduire de crème solaire ou vous viendrez encore pleurer avec votre cancer de la peau… :)

After these highly philosophical considerations, enjoy summer and don’t forget to wear sunscreen, I don’t want to hear you complain again about your skin cancer… :)

JE PLEURE DES LARMES EN CHOCOLAT

Ce n’est un secret pour personne : l’été va bientôt faire son come back. Et avec lui, l’habituel déluge de régimes miracles, la traque impitoyable au moindre gramme de cellulite, l’impérieuse obligation d’avoir le cuissot doré à point, les abdos secs et le bidou inexistant. Sus aux poignées d’amour ! 

Ou pas.

Parce que cette année, au lieu de dépenser bêtement mon argent en magazines de bécasses qui me promettent éhontément un fessier d’acier à grand renfort de soupe de gruau à tous les repas et de gym supplice, j’ai acheté Les Larmes de Crocodile de Nicoz Balboa.

Je sais, je vous ai déjà parlé d’elle il n’y a pas si longtemps (pour ceux qui auraient oublié, ça se passait ici). Traitez-moi de groupie, riez de ma fanitude, jetez-moi des crayons et des boulettes de papier si vous voulez. Ça m’est bien égal ! J’ai littéralement adoré son petit livre J’aime pas… mais j’aime !, tellement mignon avec ses contradictions, ses petites scènes de la vie quotidienne et ses répliques enfantines. Alors quand j’ai vu qu’elle avait aussi sorti un album sur la dictature des régimes, je n’ai pas pu résister…

Et j’ai bien fait ! 

« « Allez, c’est décidé, je me mets au régime ! » Quelle femme n’a pas prononcé cette phrase une fois dans sa vie ? Quelle femme n’a pas tâté sa cellulite en se lorgnant dans le miroir d’un air dégoûté ? Quelle femme, au bout d’une journée de carottes râpées n’a pas succombé à l’appel du pot de Nutella à coup de petites cuillères, le regard assassin envers quiconque essaierait de l’en empêcher ? », dixit la quatrième de couverture.

nicozbalboa

 

Tout y est : la désolation de se voir avec 3 kilos de plus, la détermination de les faire fondre en moins de deux, le chant de sirène des petits pains au chocolat, le craquage en beauté, le dégoût de soi-même et les larmes amères, de crocodile, qui s’ensuivent. Puis la paranoïa du gras. Et une fin pour le moins… frissonnante ! (pas plus de spoiler, hé hé!)

Une jolie histoire, vraie de vraie, pas du tout lourde. Un régal, à déguster religieusement comme des macarons Ladurée, à avaler goulûment comme une mousse au chocolat ou à croquer voracement comme des Oreo. C’est comme vous voulez… ;o)

LE LIVRE DU MOMENT : « LES INSUPPORTABLES »

Au premier regard, « Les Insupportables – saison 1″ de Sven Ortoli et Michel Eltchaninoff a de quoi séduire : un titre attirant, une couverture colorée, de jolies polices. Ajoutez à cela une quatrième de couverture qui met l’eau à la bouche :

« Vous avez croisé leur chemin. Si, si. Souvenez-vous: la reine du monde qui prend sa poussette pour un panzer, le névrose free que douze ans (déjà) de psy ont (enfin) rendu libre…, l’autosexuel, vrai narcisse de la galipette, le petit inquisiteur spécialisé dans le biologiquement correct, le dieu du sperme au secours des couples en mal d’enfant… Et bien d’autres caractères de notre drôle de monde, entre enterrement de vie de jeune fille trash et dîner raté, club de vacances et rencontres en TGV: narcissiques, frustrés, infantiles ou pathétiques, ils sont comme ils sont: nos semblables, nos frères. Et ta soeur? Elle aussi. »

Il ne m’en a pas fallu plus pour que je me procure le fameux ouvrage. 

insupportables

Le duo d’écrivains présente une galerie de 40 portraits de casse-pieds en tous genres. Le style est léger, agréable et les 234 pages du bouquin se dévorent et se digèrent rapidement et facilement. Chaque tableau est en fait une incursion dans la vie de l’emmerdeur dont il est question. Ce sont presque des mini nouvelles et pas une simple observation-description des phénomènes rencontrés. Certains portraits sont vraiment réussis et saisissent l’essence de la chiantitude des personnages. D’autres sont moins réussis voire carrément pas. Peut-être parce que je n’ai pas eu l’honneur de croiser un de ces insupportables.

Je regrette juste que le ton ne soit pas un peu plus fielleux (on est sarcastique ou on ne l’est pas, on ne se refait pas…) et que les auteurs aient introduit un zeste de psychologie dans la chute de la plupart des portraits. Les insupportables en deviennent plutôt des pitoyables et c’est un peu dommage. Je ne vais quand même pas avoir de la peine pour tous les connards que cette terre a enfanté ?! Ah le concept de bonté d’âme voudrait que si ? C’est cela oui… 

Tout ça pour dire que « Les Insupportables – saison 1″, c’est un bouquin sympa, parfait pour lire en vacances si vous avez prévu d’aller vous dorer le cul au soleil ou si vous avez un long voyage en avion au programme. Vous n’en sortirez pas transcendés, c’est pas un futur Goncourt mais, entre nous, ça en vaut bien certains. Ptêt même que j’achèterai le tome 2 quand il sortira. 

Sur ce, je vais me plonger dans « Day Watch » (ou « Dnievnoï Dozor » pour les plus russisants d’entre vous), la suite de l’excellentissime roman fantastique « Night Watch » (ou « Notchnoï Dozor » pour les précités) de  Sergei Lukyanenko. Pour ceux qui n’auraient rien capté au film (le russe sous-titré anglais ça peut être difficile à suivre…), sachez que le bouquin est bien plus clair et bien meilleur !