Catégorie: Humeurs & pensées

Questionnement existentiel

En ce bas monde, il y a beaucoup de mystères sur lesquels j’aime me pencher, réfléchir pendant des heures, élaborer des hypothèses, me perdre en conjectures. Je suis du genre intello de quartier moi, tu sais.

Et parmi les grandes interrogations de mon existence torturée, il y en a une qui me donne bien du fil à retordre.

Pourquoi diable les blogueuses mode se prennent-elles en photo les pieds en l’air ?

 

 

Une idée, une explication, une piste ? Quelqu’un ?

 

Photos, dans l’ordre, de ColourMe, Mimnor, The Cherry Blossom Girl, Mc Gallo, Coline, Eleonore Bridge et Le Monde est à Nous. Cliquez sur les images pour visiter les blogs de ces demoiselles.

Déception

Je suis un enfant. C’est la veille de Saint-Nicolas. J’ai déposé sur une assiette du pain d’épices et versé un verre d’alcool de poire pour le grand saint. J’ai aussi choisi la plus belle carotte du frigidaire pour son âne. J’ai tout disposé parfaitement sur le rebord en marbre gris de la cheminée. J’ai écrit une lettre, de ma plus belle écriture, et je me suis appliquée à faire le plus beau portrait de Saint-Nicolas avec mes crayons de couleurs. Parce que les crayons, c’est bien plus joli que les marqueurs.

Tout est prêt.

Il n’y a plus qu’à attendre qu’il arrive. Je me réjouis déjà.

J’attends. J’attends. J’attends encore.

Et soudain je comprends qu’il ne viendra pas. Qu’il n’avait sans doute jamais prévu de venir.

Ce n’est pas tant le fait de ne pas le voir qui me fait mal au coeur, c’est l’ardeur que j’ai mise à préparer cette rencontre illusoire qui me remplit de honte, cette perfection que je me suis échinée à atteindre qui me fait sentir si ridicule.

Ce n’est pas tant rater son coup (petit ou gros) qui fait mal à la gueule, c’est de voir ses efforts réduits à néant. C’est le petit film qu’on se fait dans la tête brisé en morceaux.

J’avais oublié le goût de la déception. Soudainement, voici que je m’en souviens…

I declare Love War

 

Paraît que c’est ringard de critiquer la Saint-Valentin. Que ça ce n’est plus tendance de railler les gâteaux en forme de coeur, les cartes rouges et roses aux messages dégoulinants de romantisme sucré et les vitrines décorées façon mariage de princesse.

Ah, bon. Je ne raillerai donc point.

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Requiescat in pace

 

Thou Shall Not Wear

Ok, ça fait 1/2 plombe que je n’ai rien écrit ici. Pardon lecteur chéri !

Sache que pour autant, malgré les apparences, je ne feignasse pas en me foutant de toi comme de mes premiers slips en coton, lecteur adoré.

Loin de là.

En fait, j’ai profité de mon absence bloguesque pour accoucher d’un nouveau bébé. Il s’appelle ThouShallNotWear, il ne pèse rien, sa maman se porte bien et son papa en est plutôt fier.

ThouShallNotWear.com est né de mon envie de collecter les vêtements les plus moches et les tendances les plus nazes. Histoire de ne pas bordéliser encore plus qu’il ne l’est cet espace, j’ai choisi d’en créer un autre, dédié uniquement à mes moqueries fashionistiques.

Alors ça se passe en anglais (pas taper, pas taper !) et surtout en images par ici ! J’espère que ça vous fera (sou)rire, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

 

 

It’s been a while since I wrote something in here. I’m sorry, dear reader !

But it’s not what you think : I’m not a lazy bitch, I’ve been busy I swear ! And I’ve been busy for you… How nice is that ?!

Time for confession : I have a new blog. I wanted a new website to show you the ugliest clothes and stupidest trends I found all over the internet (yeah, some people have strange hobbies). Cerizz.com is already a big mess so I asked my dearest geek to design and build me a new blog.

It’s called ThouShallNotWear, it’s simple, full of pictures and supposed to be funny.

It’s all in English (don’t thank me !) so… enjoy my darlings (feedback, even negative, is always welcome). Come on, just click !

Adieu et merci…

Quand on a vu le jour comme moi dans une région reculée où le nombre de sapins au mètre carré dépasse de loin celui d’âmes qui vivent (encore que, si on compte les bovidés…), les divertissements destinées à la jeunesse se comptent sur les doigts d’une main qui aurait malencontreusement rencontré une scie sauteuse. En gros, quand t’es ado, tes options pour le samedi soir se résument à :

1) Aller boire un verre avec tes potes dans un des cafés pourris dont la ville recèle,

2) Aller au ciné, voir en VF des blockbusters américains ou des saletés de comédies françaises,

3) Aller au bal ou en boîte, se payer de la musique de merde et essuyer les assauts de bouseux en chaleur,

4) Aller au concert, voir des groupes locaux ou étrangers, talentueux ou pas, mais partageant une caractéristique essentielle : leur non célébrité, plus ou moins assumée selon les cas.

Je vous la fait courte, mon kif à moi c’était 1) et 4). Surtout 4) d’ailleurs. Flanquée de mes Doc râpées et toujours accompagnée de mon inséparable comparse V., j’écumais les concerts, je voyais par dizaines des groupes obscurs, buvant au passage de la bière périmée et rencontrant des personnages pittoresques. Punk, rock, ska, hardcore, métal : V. et moi ne craignions ni les pogos, ni les headbangers chevelus, ni les circle pits.

C’était il y a 10 ans. Déjà. Une putain de décennie. T’y crois, V. ?

A la même époque à peu près, parmi la kyrielle de groupes régionaux qui cartonnaient, j’ai découvert Kontre2 (prononcez « contrecarrer » comme ils disaient). C’était un groupe un peu atypique : ils avaient l’audace de faire dans le rapcore quand tout le monde dans le coin jouait du punk. Par la suite, quand tout le monde s’est mis au hardcore ou au métal, les 5 mecs de KO2 ont continué sur leur lancée, en délivrant toujours cette énergie incroyable avec une attitude pas prise de (grosse) tête. Le line-up a eu beau changer plusieurs fois, le groupe restait étonnamment fidèle à lui-même. Il ne se passait pas une année sans que je les voie sur scène et finalement, KO2, ils faisaient un peu partie de mon paysage, sans que je m’en rende vraiment compte.

Après 10 ans de bons et loyaux services, KO2 a décidé de faire ses adieux. Un dernier concert, quelques bières, des potes et on se dit au revoir.

Bien sûr j’étais là. Et beaucoup d’autres visages familiers aussi. Des gens qui à l’époque traînaient leurs baskets dans les mêmes endroits pourris et aux mêmes concerts pourris où j’usais les miennes. Hier soir, tout le monde s’était donné rendez-vous pour applaudir une dernière fois les 6 membres du groupe (je vous ai dit que le line-up avait changé souvent !). Et quand KO2 a joué ses vieux morceaux, ceux-là qui nous faisaient jumper V. et moi il y a 10 ans, je me suis sentie projetée dans le passé. Violent. La putain de madeleine de Proust.

Quand le concert s’est achevé, j’avais une drôle de boule dans la gorge. Dire adieu à KO2, c’était aussi tourner la page, dire adieu à une époque ni pire ni meilleure que celle-ci mais gorgée de souvenirs, d’enthousiasme et de délires. V. n’était pas là, dommage.

A KO2, je voulais juste dire merci, pour leur énergie, leur originalité et leur persévérance. Merci d’avoir fait partie de ma B.O. de ces 10 dernières années…

Retrouvez ou découvrez Kontre2 sur leur Myspace ou leur page LastFM !

Des mèches de rousseur

A l’heure où je vous écris, j’ai finalement résolu mon dilemme capillaire habituel : j’ai choisi LA couleur. Parce que moi quand je prends rendez-vous chez le coiffeur, c’est sous le coup de la rage contre ma frange que j’ai coupée moi-même déjà 6 fois et qui du coup ne ressemble plus à rien, ou tout simplement de la lassitude de ma tête dans le miroir. J’ai envie de changer, quoi. Désir féminin s’il en est. Cette brusque et profonde aspiration à la nouveauté provoque chez le mâle qui partage mon appart’/mon lit/ma penderie/mon petit dèj/ma vie une appréhension plus que palpable. Tout juste s’il n’en tremble pas. Certes, il a des excuses, j’ai des antécédents défavorables… (« Allez, on rase tout », « Mauve ma frange s’il-vous plaît » et j’en passe et des meilleures) Son leitmotiv est un « Tu coupes pas, hein ?! » qui se transforme généralement assez vite, au vu de mon inflexibilité sur le sujet, en un « Tu coupes pas trop, hein ?! » Ses supplications arrivent jusqu’à mes tympans sans pour autant s’imprimer dans mon cerveau. En bref, j’en ai rien à péter (no offense). Pas que l’Homme n’ait pas d’avis esthétique valable mais c’est qu’avant de passer la porte du salon, de m’installer dans le fauteuil et d’entendre le fatidique « Alors on fait quoi cette fois ? », je ne sais pas exactement (voire pas du tout dans le pire des cas) ce que je vais me faire faire.

Donc, à l’heure où je vous écris, disais-je, j’ai finalement résolu mon dilemme capillaire habituel : j’ai opté pour des mèches « cuivré rouge » et un retaillage en bonne et due forme de ma frange. Résultat : j’ai l’impression d’avoir arraché quelques mèches de cheveux à la sublimissime Christina Hendricks pour les coller sur mon crâne hideux. Et c’est très jouissif. (Dit comme ça, ça peut faire un peu psychopathe mais bon… vous avez saisi le concept. Non, je ne suis pas psychopathe. Merci.)

Lundi au bureau, je sors la robe vintage au décolleté pigeonnant et je roule du cul dans les couloirs.

Au fait, vous serez gentils de m’appeler Joan à l’avenir.

Nan, je déconne. Vous croyiez quand même pas que quelques grammes de teinture avaient un tel pouvoir… Jouissif certes, mais faudrait pas exagérer.

PS : Pour ceux qui se demandent qui est Christina Hendricks ou Joan, merci de bien vouloir quitter votre ermitage pour découvrir Mad Men…

Flower failure

Fini Noël, Nouvel An et autres réjouissances grasses de fin d’année. Il reste bien la neige qui n’en finit pas de tomber mais on s’en fout : tout ce qui intéresse le monde c’est le printemps. Les nouvelles collections, quoi. Les soldes ? Déjà oubliés !

Je jette donc un oeil avide du côté de nos amis anglais et là… c’est l’horreur, la nausée, l’incompréhension totale. On veut nous fourguer de la petite fleur en veux-tu, en voilà. Quelle que soit l’enseigne, c’est la même constatation : façon rideau de grand-mère ou déguisement de vierge effarouchée, le printemps ne refleurira malheureusement pas que dans les parterres…

Le printemps est encore loin mais je le vomis déjà, c’est l’overdose de pâquerettes. Lilas, jonquilles, roses ou violettes : ces saletés à la chlorophylle ne passeront pas par ma garde-robe !

Christmas is over, New Year’s celebrations too. Ok, snow is still falling but honestly who cares ?! What’s important is… spring, guys ! Well… I mean, the new collections. What ? Sales ? Forgotten already !

So, I was all excited about checking the new stuff on my favorite english shops (you know the ones) but… I ended up quite disappointed. Everywhere, there are flowers, flowers, flowers ! If you want to look like a grandma or a virgin, please help yourself. Obviously, this spring will bring those little bitches in your wardrobe. I swear they won’t enter mine ! All these roses, violets, daisies and lilac makes me wanna throw up.

Spring is far, far away but I’ve already puked on the flowers. Yerk !

 

All pictures from Topshop

Ennui sur canapé

Oui, oui, je suis toujours là. Je n’ai pas disparu dans les méandres infinis du cyber-espace. C’est juste que j’ai encore moins de trucs palpitants à vous faire partager que d’habitude. Oué c’est possible.
Cependant, sachez que ces derniers temps, j’ai appris / remarqué / découvert que :

1) Le mojito avec du champagne à la place de l’eau pétillante, c’est vachement bon. (Merci à Thomy)

2) Les gens qui se croient autorisés à me raconter par le menu leurs petits soucis de santé me donnent envie de les étrangler avec leurs foutus intestins capricieux ou que sais-je d’autre.

3) Les draps en bambou c’est plus doux que les draps en soie et en coton réuni.

4) Avoir un quart de siècle c’est moins pire que ce que je croyais.

5) Le nouvel album de Blockhead est une tuerie. Et sa cover est somptueuse et serait du meilleur effet sur un t-shirt sur mon dos.

6) Il n’y a rien de plus chiant que d’être arrachée à un doux sommeil réparateur un samedi matin pour faire le tour des concessionnaires de la région et essayer des caisses dont je ne peux pas m’empêcher de visualiser le prix en bottes Marc Jacobs / 2.55 Chanel / robes Vivienne Westwood. Quel gâchis… (Ok un p*tain de sac ne m’emmènera pas au boulot tous les matins, blablabla)

7) Les Anglais boivent beaucoup, vite puis ils chantent beaucoup, fort.

8 ) J’ai beau être une fille de la campagne habituée à gambader façon tout-terrain et par tous les temps, j’ai une capacité très faible à tenir de façon stable sur mon 39 fillette dès qu’il faut combiner neige + talons.

9) Je vomis allègrement l’invasion de fleurs et de talons compensés en bois (hippie alert !! Yerk…) dans les nouvelles collections. Je me demande si je ne préférais pas encore les sequins à toutes les sauces dont toutes les enseignes cherchaient à se débarrasser pendant les soldes.

10) Brad Pitt époque Fight Club (10 ans déjà mine de rien) est f*cking hot (même avec la lèvre explosée, le marcel douteux et la mini veste en fausse fourrure). Le cool incarné. Plus hot qu’un curry indien.

11) J’ai envie de changer de couleur de cheveux. Laquelle je veux ? Mmmhhh, allez, rousse, rien à foutre !

12) Le nouveau Lostprophets est une grosse daube. Ah oué… ça fait 10 ans que ça va en empirant. Je vais finir par espérer qu’ils s’étouffent en avalant leur saleté de mèche émo cache oeil. Ou au moins qu’ils ne puissent plus se reproduire. (Et vu le niveau de serrage de leurs slims, ça devrait pas être impossible).

 

Bref. Je te laisse, lecteur chéri, je vais aller me glisser dans mes draps en bambou pour lire quelques pages de ma nouvelle bible (que je vous recommande chaudement).

Survivre, lecteur chéri, survivre…

Dear english reader,

Please be aware that I’m not forgetting you. I’m just not translating this post because it’s just a bunch of shitty thought and I love you too much to inflict that on you.

Ok, I’m too lazy right now.

Well… you know me.

Just one last advice : read this book, the Worst-Case Scenario Survival Handbook (Life). You’ll need it one day, for sure. It’s all about survival, my friend.

List-o-maniac

Bon, au départ, je ne comptais pas vous bassiner avec ce genre de trucs mais il semblerait que ce soit un passage obligé en cette période.

Alors, moi aussi j’y vais de mon petit « top de trucs les plus cools de 2009″, histoire d’essayer de me persuader que c’était pas une année pourrie (ben tiens…)

[Tant qu'on y est, amis cinéphiles, je vous invite à jeter un oeil à la liste des meilleurs films 2009 de Stevenart.]

Et sinon vous, vos coups de coeur 2009 ?

1) Musique

Alela Diane – Them Crooked Vultures – Mutiny on the Bounty – Gossip - Ear Pwr – Antony and the Johnsons – Animal Collective – The Dead Weather – Eagles of Death Metal

 

2) Film

The Boat that rocked – The September Issue – Zombieland

 

Those are my favourite albums and movies of 2009. I know it’s boring but still I wanted to share the love. Hey, stay, I’m not turning into some kind of hippie !

And you ? What about your biggest crushes of 2009 ?