CerizZ.com – Blog

Humeurs & pensées

PFFFF

Samedi, j’ai bu du mojito dégueulasse. Tellement sucré que j’avais l’impression que mon sang devenait un peu plus du sirop de glucose à chaque gorgée. Et puis pas assez frais avec ça. Vraiment dégueulasse.

Dimanche, entre les averses, je suis allée me faire balader sur la moto de mon cher et tendre. J’aime bien ça. Le vent qui me fouette la gueule et les paysages qui défilent. En plus, je peux sortir mon bon vieux look de badass, à grand renfort de perfecto, Rayban noires et de bottines cloutées. Ca, j’aime vraiment bien.

Hier soir, les Them Crooked Vultures étaient en concert à un jet de pierre de chez moi et j’ai même pas pu y aller. Parce que le lundi soir, je travaille moi madame. Il y a UN putain de soir où je bosse et il a fallu que Josh Homme choisisse celui-là. Le fils de chacal. M’en fous, on se reverra lui et moi. Mais en août et à des lieues de chez moi, au Pukkelpop, si d’ici là mes compatriotes d’expression flamande me laissent toujours un libre accès à leurs terres. Hahaha.

Aujourd’hui, je suis sortie du bureau pile au moment où il s’est mis à pleuvoir à seaux. Et si dans les films l’héroïne trempée par la pluie, les cheveux dégoulinants et le t-shirt plaqué sur son 95C c’est sexy, ben… dans la vraie vie, en fait pas du tout. Mon jean s’est mis à peser 8 kilos, mes cheveux à ressembler au poil d’un caniche échappé du salon de toilettage et mes baskets en toile se sont transformées en mini piscines pour pieds. Je crois que me faire tatouer « loser » sur le front aurait eu le même genre d’effet.

Ajoutez à cela que dimanche, c’est vote obligatoire pour tout le monde. Encore que je considère avec une ardeur non dissimulée la possibilité de rester dans le fond de mon lit et de payer l’amende qui va avec ce genre de comportement incivique.

Pays de cinglés, météo de merde, vie trépidante…

Parfois je me demande où j’ai rangé la corde pour me pendre.

 

 

THE BABY

Les enfants, c’est pas trop mon truc. Comprenons-nous bien, je ne leur lance pas des pierres, je ne leur vole pas leurs bonbons  et je ne leur tire pas les cheveux. Mais je ne m’extasie pas sur les marmots, je trouve généralement les bébés laids et la gagatisation des filles en présence des moins de 5 ans me file la gerbe. Aussi, je ne suis pas de celles qui voient leur vie avec deux enfants (un labrador et un monospace. Argh ! Tuez-moi !)

Bon, je ne m’étends pas plus, vous avez capté le truc.

Il y a 8 mois ça, j’ai rencontré cette fille. La petite trentaine, jolie, intelligente, drôle, sympa et aussi mariée et maman d’une petite fille. A première vue, on n’avait pas grand chose en commun. Mais en grattant un peu, si. Carrément. De délires en bêtises, elle m’a annoncé qu’elle n’était pas toute seule, pas dans sa tête (encore que…) mais dans son bide. Là, j’ai eu un peu peur : ma nouvelle pote allait se transformer en une dingo de l’utérus ? Puis en fait non, jamais elle ne m’a bassinée avec l’état de son système digestif, les mouvements de son foetus ou d’autres trucs dingos de nanas enceintes.

Le plus drôle dans cette histoire, c’est qu’elle est la seule personne au monde que je n’ai jamais connue qu’enceinte. Au fur et à mesure qu’elle prenait du bide, on est devenues proches. Fille ou garçon, elle n’a pas voulu le savoir. C’est joli, non ? Être heureux, juste comme ça, et vouloir se garder les surprises de la vie.

Bref, tout ça pour dire que l’attente touche à sa fin : aujourd’hui, demain, après-demain… Ce n’est plus qu’une question de jours.

Et le pire, c’est que je suis toute nerveuse et impatiente pour elle.

Oué, oué, vous pouvez rire, moi-même je m’étonne de ma cuculterie pour le coup. Mais que voulez-vous…

Et pour la peine,  je vous en remets une couche de corny avec ça :

Bah quoi ?! Tout le monde aime les bébés chats !

(La prochaine fois, je vous mets une blondasse à oilpé c’est promis.)

EN BELGICAIN TOMBEAU

Un matin enneigé de janvier, il y a de ça une paire de décennies et le reste, j’ai vu le jour en Belgique. En province du Luxembourg, pour être précise. Oui, oui, cette province qui tout en étant la plus vaste du royaume est aussi la moins peuplée. Celle qui compte des bois et des vaches sans nombre. Une contradiction faite province dans un pays qui se place devant le Japon en termes de densité de population.

Quand on va à l’école en province du Luxembourg, on a le choix comme deuxième langue entre l’allemand et l’anglais. Le néerlandais vient qu’après et compte peu de disciples. Faut nous comprendre, on est si loin de Knokke-le-Zout et si près de Trier. Et puis, chez nous, les vieux parlent luxembourgeois. Du coup, on est plus « Lëck mech am Aach » que « Verdomme »…

De la Belgique, la grande, l’entière, je n’ai en fait que quelques images, des clichés. J’aime les bières belges, le surréalisme constant d’un pays déchiré dont la devise n’est autre que « l’union fait la force », l’auto-dérision noire-jaune-rouge, la multitude d’accents différents au kilomètre carré, les fameux belgicismes qui font rire les Français à gorge déployées mais que je m’obstine à utiliser, le chocolat, les fraises de Wépion et les festivals rock.

De la Belgique, j’ai cette image de ma grand-mère chantonnant l’hymne national devant la télévision, avant le discours annuel du roi. Cet hymne dont je ne connais que l’air, dont j’ai oublié les paroles vides de sens. J’ai le souvenir de mon père, fidèle spectateur chaque année du défilé de la fête nationale, de ses commentaires sur les blindés, les tenues militaires et le fait que « tiens, depuis quand ils acceptent des femmes dans l’armée ?! »

Après c’est tout.

Je n’aime ni le roi, ni sa famille de péteux désoeuvrés, sans pour autant être convaincue qu’un président serait meilleur. Les querelles linguistiques, les territoires qu’on s’entredéchire, les gueguerres de politicaille, les poussées extrémistes de tous bords, ça me passe au dessus. Comme si ça ne me concernait pas. Comme les terres qui m’ont vu naître sont appelées « la province oubliée », j’ai oublié la Belgique et son état.

Mon pays n’est pour moi qu’une coquille. Je l’habite, elle est plutôt jolie mais elle est vide. Les fissures à sa surface se font chaque jour plus longues et plus profondes. Parfois je me demande si elle ne va pas me tomber sur la gueule. Puis je finis par me dire que l’océan du monde est rempli de coquilles. En bon bernard l’hermite, je n’aurai qu’à en changer le moment venu.

Quelqu’un pourrait me rappeler la définition de « patriotisme » ?

Non, finalement laissez tomber, c’est mieux comme ça.

Je vous laisse en vous recommandant Bertrand Degott, à qui j’ai honteusement volé le titre de ce post, et sa « Ballade de ma mort belge« …

ANTISOCIAL

La patience n’est pas ma vertu première. Loin s’en faut.

Périodiquement, j’atteins un seuil de tolérance critique face à la bêtise de gens. J’ai des envies de meurtre, d’exécutions sommaires, de tordages de cous en bonne et due forme.

Les geignards, les mous, les puants, les rires gras, les trop parfumés, les sales gosses, les sales tout court, les pédants, les racistes, les couillons qui habillent leurs animaux, les péteux, les handicapés de l’orthographe façon skaïbloug, les fausses kaïras, les hypeux, les filles qui portent des sabots ou des vestes Desigual ou toute autre saloperie qui me fait saigner des yeux, les vendeuses dédaigneuses, les sans humour, les voisins bruyants, les raconteurs de vie, les je-sais-tout, les indécis, les dépasseurs dans la file*, les enragés au volant, les gourdasses, les escargots de la route, les barakis, les malpolis, les fonctionnaires dans le mauvais sens du terme, les mauvais dessinateurs de BD, les dragueurs relous, les rongeurs d’ongles en public, les profiteurs, les sans-gêne, les trop parfaits, les parleurs trop fort, les rouleurs de patins en public, les donneurs de leçons et tous les autres… Je vais me les faire, tous autant qu’ils sont.

Et le jour où je mettrai à exécution mon Columbine local, je porterai un t-shirt à l’effigie de Céline Dion et j’écouterai l’intégrale de Mariah Carey. Ce sera drôle, les journalistes iront blâmer ces deux connasses, ça fera des vacances au Révérend Manson, aux gros beaufs de Rammstein et à toute la clique des métalleux généralement accusés de pervertir l’esprit des djeunz. Hahaha, ça va être fun. Le truc chiant, c’est que je devrai me buter ensuite. Et vraiment, ça me ferait chier de m’être donné tout ce mal à éradiquer les faces de pets qui me gâchent la vie si c’est pour même pas en profiter.

Oui, j’imagine qu’on peut dire que je suis de mauvaise humeur. (Non, je n’ai pas mes règles, hahaha ! Etouffe-toi avec ton humour bas de plafond, espèce de Bigard de seconde zone.)

J’ai besoin d’une semaine de congé. Pas à Perpète-les-Oies. Pas sur une île au soleil. Ni à respirer l’air pur et vivifiant de la montagne.

J’ai envie d’une semaine dans mon lit, avec rien d’autre à faire que lire des livres, boire du thé et écouter de la musique. Oh, et le tout avec livraison quotidienne de sushis.

Mmmmh, ça, ce serait la VIE.

En attendant, je retourne à mon livre de chevet du moment, « La Conjuration des Imbéciles » (oué, tout est lié, j’imagine) et je vous laisse en musique…

Je t’embrasse lecteur chéri, parce que bien sûr aucun fils de sa race des catégories susmentionnées ne lit ces lignes. N’est-ce pas?

 

*Oui, je dis « file » et pas « queue », je suis made in Belgium muthahucka !

QUESTIONNEMENT EXISTENTIEL

En ce bas monde, il y a beaucoup de mystères sur lesquels j’aime me pencher, réfléchir pendant des heures, élaborer des hypothèses, me perdre en conjectures. Je suis du genre intello de quartier moi, tu sais.

Et parmi les grandes interrogations de mon existence torturée, il y en a une qui me donne bien du fil à retordre.

Pourquoi diable les blogueuses mode se prennent-elles en photo les pieds en l’air ?

 

 

Une idée, une explication, une piste ? Quelqu’un ?

 

Photos, dans l’ordre, de ColourMe, Mimnor, The Cherry Blossom Girl, Mc Gallo, Coline, Eleonore Bridge et Le Monde est à Nous. Cliquez sur les images pour visiter les blogs de ces demoiselles.

DéCEPTION

Je suis un enfant. C’est la veille de Saint-Nicolas. J’ai déposé sur une assiette du pain d’épices et versé un verre d’alcool de poire pour le grand saint. J’ai aussi choisi la plus belle carotte du frigidaire pour son âne. J’ai tout disposé parfaitement sur le rebord en marbre gris de la cheminée. J’ai écrit une lettre, de ma plus belle écriture, et je me suis appliquée à faire le plus beau portrait de Saint-Nicolas avec mes crayons de couleurs. Parce que les crayons, c’est bien plus joli que les marqueurs.

Tout est prêt.

Il n’y a plus qu’à attendre qu’il arrive. Je me réjouis déjà.

J’attends. J’attends. J’attends encore.

Et soudain je comprends qu’il ne viendra pas. Qu’il n’avait sans doute jamais prévu de venir.

Ce n’est pas tant le fait de ne pas le voir qui me fait mal au coeur, c’est l’ardeur que j’ai mise à préparer cette rencontre illusoire qui me remplit de honte, cette perfection que je me suis échinée à atteindre qui me fait sentir si ridicule.

Ce n’est pas tant rater son coup (petit ou gros) qui fait mal à la gueule, c’est de voir ses efforts réduits à néant. C’est le petit film qu’on se fait dans la tête brisé en morceaux.

J’avais oublié le goût de la déception. Soudainement, voici que je m’en souviens…

I DECLARE LOVE WAR

 

Paraît que c’est ringard de critiquer la Saint-Valentin. Que ça ce n’est plus tendance de railler les gâteaux en forme de coeur, les cartes rouges et roses aux messages dégoulinants de romantisme sucré et les vitrines décorées façon mariage de princesse.

Ah, bon. Je ne raillerai donc point.

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REQUIESCAT IN PACE

 

THOU SHALL NOT WEAR

Ok, ça fait 1/2 plombe que je n’ai rien écrit ici. Pardon lecteur chéri !

Sache que pour autant, malgré les apparences, je ne feignasse pas en me foutant de toi comme de mes premiers slips en coton, lecteur adoré.

Loin de là.

En fait, j’ai profité de mon absence bloguesque pour accoucher d’un nouveau bébé. Il s’appelle ThouShallNotWear, il ne pèse rien, sa maman se porte bien et son papa en est plutôt fier.

ThouShallNotWear.com est né de mon envie de collecter les vêtements les plus moches et les tendances les plus nazes. Histoire de ne pas bordéliser encore plus qu’il ne l’est cet espace, j’ai choisi d’en créer un autre, dédié uniquement à mes moqueries fashionistiques.

Alors ça se passe en anglais (pas taper, pas taper !) et surtout en images par ici ! J’espère que ça vous fera (sou)rire, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

 

 

It’s been a while since I wrote something in here. I’m sorry, dear reader !

But it’s not what you think : I’m not a lazy bitch, I’ve been busy I swear ! And I’ve been busy for you… How nice is that ?!

Time for confession : I have a new blog. I wanted a new website to show you the ugliest clothes and stupidest trends I found all over the internet (yeah, some people have strange hobbies). Cerizz.com is already a big mess so I asked my dearest geek to design and build me a new blog.

It’s called ThouShallNotWear, it’s simple, full of pictures and supposed to be funny.

It’s all in English (don’t thank me !) so… enjoy my darlings (feedback, even negative, is always welcome). Come on, just click !

ADIEU ET MERCI…

Quand on a vu le jour comme moi dans une région reculée où le nombre de sapins au mètre carré dépasse de loin celui d’âmes qui vivent (encore que, si on compte les bovidés…), les divertissements destinées à la jeunesse se comptent sur les doigts d’une main qui aurait malencontreusement rencontré une scie sauteuse. En gros, quand t’es ado, tes options pour le samedi soir se résument à :

1) Aller boire un verre avec tes potes dans un des cafés pourris dont la ville recèle,

2) Aller au ciné, voir en VF des blockbusters américains ou des saletés de comédies françaises,

3) Aller au bal ou en boîte, se payer de la musique de merde et essuyer les assauts de bouseux en chaleur,

4) Aller au concert, voir des groupes locaux ou étrangers, talentueux ou pas, mais partageant une caractéristique essentielle : leur non célébrité, plus ou moins assumée selon les cas.

Je vous la fait courte, mon kif à moi c’était 1) et 4). Surtout 4) d’ailleurs. Flanquée de mes Doc râpées et toujours accompagnée de mon inséparable comparse V., j’écumais les concerts, je voyais par dizaines des groupes obscurs, buvant au passage de la bière périmée et rencontrant des personnages pittoresques. Punk, rock, ska, hardcore, métal : V. et moi ne craignions ni les pogos, ni les headbangers chevelus, ni les circle pits.

C’était il y a 10 ans. Déjà. Une putain de décennie. T’y crois, V. ?

A la même époque à peu près, parmi la kyrielle de groupes régionaux qui cartonnaient, j’ai découvert Kontre2 (prononcez « contrecarrer » comme ils disaient). C’était un groupe un peu atypique : ils avaient l’audace de faire dans le rapcore quand tout le monde dans le coin jouait du punk. Par la suite, quand tout le monde s’est mis au hardcore ou au métal, les 5 mecs de KO2 ont continué sur leur lancée, en délivrant toujours cette énergie incroyable avec une attitude pas prise de (grosse) tête. Le line-up a eu beau changer plusieurs fois, le groupe restait étonnamment fidèle à lui-même. Il ne se passait pas une année sans que je les voie sur scène et finalement, KO2, ils faisaient un peu partie de mon paysage, sans que je m’en rende vraiment compte.

Après 10 ans de bons et loyaux services, KO2 a décidé de faire ses adieux. Un dernier concert, quelques bières, des potes et on se dit au revoir.

Bien sûr j’étais là. Et beaucoup d’autres visages familiers aussi. Des gens qui à l’époque traînaient leurs baskets dans les mêmes endroits pourris et aux mêmes concerts pourris où j’usais les miennes. Hier soir, tout le monde s’était donné rendez-vous pour applaudir une dernière fois les 6 membres du groupe (je vous ai dit que le line-up avait changé souvent !). Et quand KO2 a joué ses vieux morceaux, ceux-là qui nous faisaient jumper V. et moi il y a 10 ans, je me suis sentie projetée dans le passé. Violent. La putain de madeleine de Proust.

Quand le concert s’est achevé, j’avais une drôle de boule dans la gorge. Dire adieu à KO2, c’était aussi tourner la page, dire adieu à une époque ni pire ni meilleure que celle-ci mais gorgée de souvenirs, d’enthousiasme et de délires. V. n’était pas là, dommage.

A KO2, je voulais juste dire merci, pour leur énergie, leur originalité et leur persévérance. Merci d’avoir fait partie de ma B.O. de ces 10 dernières années…

Retrouvez ou découvrez Kontre2 sur leur Myspace ou leur page LastFM !