CerizZ.com – Blog

Musique & concerts

THE STRAWS – RED WINE & CANAPES

Après 5 ans d’existence, 2 démos, 1 EP et presque une centaine de concerts, le trio arlonais (BE) de The Straws sort son 1er album, « Red Wine & Canapés ». Un vrai album, dans une belle boîte en plastique frappée d’un merveilleux logo Universal sur l’arrière. Fantastique me direz-vous mais qu’en est-il à l’écoute du machin ?

D’abord, pour vous situer l’affaire, c’est un groupe que j’ai vu en live plus que mon compte. Paraîtrait que nul n’est prophète en son pays mais moi j’aime bien soutenir les groupes locaux. Voilà, c’est dit. Ce qui frappe dans les concerts du trio, c’est d’abord son sens aigu de la mélodie catchy. J’ai plusieurs fois entendu des gens réclamer des morceaux en fredonnant les refrains, CQFD. Ajoutez à cela un batteur qui frappe sur ses fûts comme un taureau enragé, un chanteur charismatique, avec un je-ne-sais-quoi de Liam Gallagher et de Billy Joe Armstrong, et un bassiste au jeu toujours intéressant et à la présence forte, qui fait véritablement rebondir les morceaux sur ses 4 cordes.

Bon, ceci étant dit, passons à l’album en lui-même.

Pour être parfaitement honnête (pas taper les gars, pas taper !), j’ai été très surprise à la 1ère écoute de ce « Red Wine and Canapés ». Moi qui les connais presque par coeur, je ne les ai simplement pas reconnus. Comme s’ils avaient été enregistrés par quelqu’un qui était totalement passé à côté de l’essence du groupe, sans vraiment comprendre ni mettre en avant ce qui fait la force du trio.

Certes, la voix du chanteur est belle et tout ce qu’on veut… mais était-il vraiment nécessaire de la quintupler systématiquement ? L’effet choral, c’est bien joli mais au bout de 4 morceaux, ça use !

De même, l’énergie insufflée par la batterie est adoucie, calmée, les morceaux ont l’air plus lents, poussifs parfois. Et c’est vraiment dommage, parce qu’en live c’est un groupe très dynamique.

Chose qui me brise le coeur, la basse semble reléguée à l’arrière plan des morceaux alors qu’une des grandes particularités du groupe est d’avoir un bassiste assez mis en avant. Au lieu de jouer le rôle de « charnière » du groupe et de faire rouler les morceaux, la basse n’est plus qu’un ornement pour les guitares surdosées.

Alors, l’ensemble n’est pas merdique, hein ! (Revenez !) Je pense même que pour quelqu’un qui n’a pas mon expérience du groupe (comment ça je me la pète ?!) l’album peut même sonner très bien. Les mélodies accrocheuses et les refrains qui se retiennent en 5 secondes sont bien sûr toujours là (et heureusement !). Mais pour moi, décidément, ces mélodies radiophoniques trop trafiquées, sonnant parfois comme du Green Day meets Nerf Herder, ce n’est pas The Straws. C’est un bonbon aux édulcorants alors que je m’attendais à un sucre d’orge saturé en bon vieux glucose.

Il n’empêche que je serai tout de même au premier rang pour les applaudir lors de leur release party qui aura lieu le 2 octobre à l’Entrepôt d’Arlon (si après la lecture de ce post, ils ne m’ont pas blacklistée à vie de leurs concerts…)

Parce que ce soir-là, quand ce sera juste eux, leurs instruments et leur énergie, je sais que je vais l’avoir mon putain de sucre d’orge !

Quelques extraits, histoire que vous puissiez vous faire votre propre avis :

 

I’M SICK OF IT ALL

Avril 2002. Je me rappelle avoir décompté les mois, les semaines puis les jours jusqu’à ce soir-là. Je me rappelle avoir chéri un petit rectangle de papier cartonné, sésame banal vers ce moment attendu et rêvé. Je me rappelle avoir senti mon coeur faire un bond dans ma poitrine en voyant un tour bus noir, simplement orné d’un dragon. Je me rappelle que pendant des années mon t-shirt préféré a été blanc et rouge, avec un dragon à l’avant et l’inscription “Sick of It All New York Hardcore” dans le dos. Jusqu’à ce que, usé par des des années d’amour et constellé de trous, il ne soit relégué au fond de mon tiroir. Je me rappelle que putain ça fait longtemps que je suis fan de Sick of It All.

Avril 2010. Après s’être tenus tranquilles pendant quatre longues années, les frères Koller remettent ça. “Based on a true story”, une dizaine de morceaux, un pur bonheur. Dès les premières secondes, ma tête bouge toute seule : c’est un signe ! Les années ont eu beau passer, la voix de Lou Koller n’a pas changé d’un iota. Cette voix… Unique, inimitable, grave, déchirée et forte à la fois. Toujours aussi rapide et puissante, la musique de SOIA réussit toujours ce petit miracle d’agresser en caressant, de rassembler sans tenir de l’hymne de stade, d’avoir ce côté enragé mais juste, sans trop en faire. Je crois que c’est ce qui m’a toujours plu chez SOIA, cette impression de rouleau compresseur sans le côté beauf à la Biohazard (no offense guys, je vous aime aussi… mais moins).

Contrairement à pas mal de groupes que j’aimais dans ma folle jeunesse, SOIA n’a pas mal vieilli, et ses anciens albums non plus. Comme si le groupe échappait aux modes. A ce point-là de la lecture, vous pensez que soit je suis sponsorisée, soit je suis une incorrigible groupie. Et en fait, ce n’est ni l’un ni l’autre. J’idéalise peut être un peu ce groupe qu’inconsciemment je rapporte à une époque de ma vie que j’ai beaucoup aimée. Mais ça ne se limite pas à cette mise sur piédestal post-adolescente, je vous jure. Sinon ma tête ne se mettrait pas à bouger de manière incontrôlée à l’écoute de leur nouvel album comme la queue d’un clebs remue devant du Royal Canin. Avec “Based on a True Story”, les quatre gars de SOIA signent un retour en bonne et due forme, une claque du genre que j’aimerais m’en prendre plus souvent. Ni plus ni moins.

Argh, voilà que j’ai à nouveau envie d’un dragon tatoué sur le mollet. Hardcore jusqu’à la mort, ma bonne dame…

Sinon, à moins que vous ne passiez par ici pour la première fois ou que vous ayez de la merde tout plein dans vos petits yeux, vous aurez remarqué que cet espace vient de subir un profond lifting. Bye bye le rose et la police mignonne, j’en étais comme qui dirait “sick of it all” (haha, vise la transition subtile. Tu parles…)

Reste à voir si le rouge et le noir (Stendhal, bonjour) me donneront envie de passer plus par ici et de remplir cet espace plutôt mort pour le moment.

Anyway, merci à Nicolas pour cette nouvelle peau et à bientôt pour de nouvelles aventures avec votre serviteuse !

ADIEU ET MERCI…

Quand on a vu le jour comme moi dans une région reculée où le nombre de sapins au mètre carré dépasse de loin celui d’âmes qui vivent (encore que, si on compte les bovidés…), les divertissements destinées à la jeunesse se comptent sur les doigts d’une main qui aurait malencontreusement rencontré une scie sauteuse. En gros, quand t’es ado, tes options pour le samedi soir se résument à :

1) Aller boire un verre avec tes potes dans un des cafés pourris dont la ville recèle,

2) Aller au ciné, voir en VF des blockbusters américains ou des saletés de comédies françaises,

3) Aller au bal ou en boîte, se payer de la musique de merde et essuyer les assauts de bouseux en chaleur,

4) Aller au concert, voir des groupes locaux ou étrangers, talentueux ou pas, mais partageant une caractéristique essentielle : leur non célébrité, plus ou moins assumée selon les cas.

Je vous la fait courte, mon kif à moi c’était 1) et 4). Surtout 4) d’ailleurs. Flanquée de mes Doc râpées et toujours accompagnée de mon inséparable comparse V., j’écumais les concerts, je voyais par dizaines des groupes obscurs, buvant au passage de la bière périmée et rencontrant des personnages pittoresques. Punk, rock, ska, hardcore, métal : V. et moi ne craignions ni les pogos, ni les headbangers chevelus, ni les circle pits.

C’était il y a 10 ans. Déjà. Une putain de décennie. T’y crois, V. ?

A la même époque à peu près, parmi la kyrielle de groupes régionaux qui cartonnaient, j’ai découvert Kontre2 (prononcez « contrecarrer » comme ils disaient). C’était un groupe un peu atypique : ils avaient l’audace de faire dans le rapcore quand tout le monde dans le coin jouait du punk. Par la suite, quand tout le monde s’est mis au hardcore ou au métal, les 5 mecs de KO2 ont continué sur leur lancée, en délivrant toujours cette énergie incroyable avec une attitude pas prise de (grosse) tête. Le line-up a eu beau changer plusieurs fois, le groupe restait étonnamment fidèle à lui-même. Il ne se passait pas une année sans que je les voie sur scène et finalement, KO2, ils faisaient un peu partie de mon paysage, sans que je m’en rende vraiment compte.

Après 10 ans de bons et loyaux services, KO2 a décidé de faire ses adieux. Un dernier concert, quelques bières, des potes et on se dit au revoir.

Bien sûr j’étais là. Et beaucoup d’autres visages familiers aussi. Des gens qui à l’époque traînaient leurs baskets dans les mêmes endroits pourris et aux mêmes concerts pourris où j’usais les miennes. Hier soir, tout le monde s’était donné rendez-vous pour applaudir une dernière fois les 6 membres du groupe (je vous ai dit que le line-up avait changé souvent !). Et quand KO2 a joué ses vieux morceaux, ceux-là qui nous faisaient jumper V. et moi il y a 10 ans, je me suis sentie projetée dans le passé. Violent. La putain de madeleine de Proust.

Quand le concert s’est achevé, j’avais une drôle de boule dans la gorge. Dire adieu à KO2, c’était aussi tourner la page, dire adieu à une époque ni pire ni meilleure que celle-ci mais gorgée de souvenirs, d’enthousiasme et de délires. V. n’était pas là, dommage.

A KO2, je voulais juste dire merci, pour leur énergie, leur originalité et leur persévérance. Merci d’avoir fait partie de ma B.O. de ces 10 dernières années…

Retrouvez ou découvrez Kontre2 sur leur Myspace ou leur page LastFM !

LIST-O-MANIAC

Bon, au départ, je ne comptais pas vous bassiner avec ce genre de trucs mais il semblerait que ce soit un passage obligé en cette période.

Alors, moi aussi j’y vais de mon petit « top de trucs les plus cools de 2009″, histoire d’essayer de me persuader que c’était pas une année pourrie (ben tiens…)

[Tant qu'on y est, amis cinéphiles, je vous invite à jeter un oeil à la liste des meilleurs films 2009 de Stevenart.]

Et sinon vous, vos coups de coeur 2009 ?

1) Musique

Alela Diane – Them Crooked Vultures – Mutiny on the Bounty – Gossip - Ear Pwr – Antony and the Johnsons – Animal Collective – The Dead Weather – Eagles of Death Metal

 

2) Film

The Boat that rocked – The September Issue – Zombieland

 

Those are my favourite albums and movies of 2009. I know it’s boring but still I wanted to share the love. Hey, stay, I’m not turning into some kind of hippie !

And you ? What about your biggest crushes of 2009 ?

IGGY + BETH

Il n’y a que peu de choses en ce bas monde pour lesquelles je comprends qu’on puisse tuer. Et assez haut dans cette liste, on trouve un vinyle des Stooges. Ouais, carrément. Je voue à Iggy Pop une sacro-sainte admiration, à la limite du culte. Essayez de proférer la moindre critique sur Iggy et je risque de vous arracher les yeux pour ensuite vous les faire manger. Très peu de personnes ont droit à un tel traitement, à part Thom Yorke, ma mère, Boris Vian et Bob Dylan.

Du coup, les groupes qui reprennent les Stooges finissent souvent très bas dans mon estime : on est là pour admirer, pas pour massacrer, merci !

Mais quand c’est la superbissime, scandaleuse et merveilleuse Beth Ditto qui s’y colle, je ne peux qu’approcher mes mains l’une de l’autre à intervalle régulier pour en tirer un clapotis enthousiaste. Applaudir, oui c’est ça.
 


 
There are only a few things in this world that are worth killing for, in my opinion. And on the top of this list, you’ll find a Stooges vinyl record. Yep, definitely. I greatly admire Iggy Pop so don’t try to criticise him or I will scratch your eyes out and make you eat them afterwards. Only a few people deserve this special treatment apart from Iggy : Thom Yorke, my mum, Boris Vian and Bob Dylan.

So the bands who dare to cover the Stooges very often go down in my esteem : you’re here to admire, no to massacre, bastards !

But when the wonderful and sensational Beth Ditto gives it a try, all I can do is put my hands together to make noise. Yeah, applauding, that’s it.

CURRENT CRUSH

[Thx @ Thomy !]

Josh Homme, je lui fais une déclaration d’amour tout de suite ou j’attends encore un peu ?
Ah oué, il est déjà maqué avec la belle Brody…
Bon, ben… je vais me contenter de l’album alors, hein. On va faire comme ça, c’est mieux.

Do I propose to Josh Homme right now or do I wait a little bit ?
Oh, wait, he’s married already. And to the gorgeous Brody…
Well… I’m gonna stick to the album then. Maybe it’s for the best.

DID YOU JUST SAY « DEATH METAL » ?

Soirée concert à l’Atelier (Luxembourg) hier pour votre fidèle serviteuse.

Au programme, Sweethead et les tant attendus et adorés Eagles of Death Metal.

Plutôt sympas, les Sweethead d’ailleurs – et je ne dis pas ça uniquement parce que la chanteuse est une blondasse bombesque moulée telle une déesse dans une mini robe en cuir qui a le chic pour ensorceler l’auditoire avec sa voix grave et rauque, du genre laminée au whisky, et pour le faire frissonner ensuite, lorsqu’elle se met à hurler, hystérique…

Et les Eagles… Que dire… J’ai tellement hurlé mon amour et ma satisfaction que j’en ai la voix râpeuse, j’ai tellement secoué la tête que j’en ai les cervicales douloureuses, j’ai tellement gigoté que j’en ai les jambes toutes courbaturées.

C’est de la bombe bébé comme disait l’autre. J’ai carrément envie d’avoir une moustache maintenant… Saleté de hasard génétique qui m’a fait naître femelle !

EODM

Last night, I went to the Atelier in Luxembourg to see my beloved Eagles of Death Metal.

The opening band was Sweethead and I have to admit that the gig was quite cool. I particularly loved the lead singer : a gorgeous leggy blonde ! She was so sexy in her leather mini dress and she’s got an amazing voice : deep and captivating when she sings, raw and powerful when she screams.

And about the Eagles of Death Metal… They were so great I don’t even know what to say ! I screamed so much that my throat aches, I headbanged so much that my neck hurts and I danced so much that my feet are sore. Yeah, yeah, it was THAT great !

Those guys are just awesome ! And now, I even feel like growing a moustache… If fate was really a great provider and if mother nature was cool, I wouldn’t be a chick god dammit !

INTERLUDE #5

Humour et sexitude ont une patrie : la Nouvelle Zélande.
Et ce superbe solo de binaire à la fin du morceau : un chef d’oeuvre ma bonne dame… ;)

Love and sexiness from New Zealand (and a lot of fun too…)
Check out the amazing final binary solo… ;)

♥♥♥

INTERLUDE #3

cat

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Watermelon cat from FreakyMartin – Song by Cyborgjeff (and Michel Daerden…)

INTERLUDE #1

Bestioles

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Picture from Domestica
Music by Josh Woodward